Magazine No 12 - Septembre 2011 |
D’Antananarivo à Antsirabe :
TOURISME D’AFFAIRES ET DE LOISIRS |
Séjourner sur les Hautes-Terres à Antananarivo, la capitale qui concentre l’essentiel des centres de décision ou à Antsirabe, ville agro-industrielle, est incontournable lorsqu’on rend visite à Madagascar pour le travail.
L’homme d’affaires trouvera tout un panel d’établissements hôteliers d’excellent confort : dès hôtels luxueux avec salle de réunion, spa et nombreux autres services aux chambres d’hôtes les plus confortables. Les bonnes tables participeront largement aux plaisirs de son voyage.
Profiter de son séjour afin de découvrir les charmes de contrées aux attraits dépaysants en pratiquant quelques loisirs sportifs ou culturels, sont plus que vivement conseillés. Les Hautes-Terres présentent une offre très diversifiée dans tous ces domaines.
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ANTANANARIVO ET SES ALENTOURS |
Loisirs sportifs
Lors des balades et randonnées, la découverte des activités quotidiennes des populations rurales sera très riche d’enseignements tant sur le plan culturel qu’humain.
Il est agréable de partir à la rencontre des artisans soit à travers les quelques marchés artisanaux de la capitale ou, à Antsirabe, par la visite des ateliers.
Les artistes musiciens se côtoient aisément lors de nombreuses soirées cabarets organisés, à longueur d’année, dans les restaurants-bars, hôtels et boîtes de nuit
Parcs aménagés à Antananarivo
- Le Parc botanique et zoologique de Tsimbazaza présente, sur 27Ha, une belle collection de plantes endémiques des diverses régions malgaches.
- Le Parc privé de Tsarasaotra. Pour les amateurs d’avifaune. Très nombreuses espèces de canards, hérons… observables toute l’année.
- Croc’Farm, à 5mn de l’aéroport d’Ivato. Centre d’élevage et de reproduction de crocodiles. Petite réserve botanique et zoologique. Restauration.
- Lemurs’ Park. A 22Km du centre-ville. Parc botanique et zoologique (9 espèces de lémuriens très facilement observables). Restauration.
- Musée « Tranovola ». Documentations et objets retraçant 4 siècles d’histoire de la capitale. Restauration sur place.
La gastronomie
Que ce soit dans la capitale ou à Antsirabe, de très nombreux restaurants savent mettre en valeur les exceptionnels produits du terroir malgache aux qualités organoleptiques incomparables. La viande de zébu est l’une des plus succulentes. Les volailles mais aussi les poissons, que l’on peut déguster en toute quiétude, rivalisent de saveurs avec les légumes et fruits aussi bien tropicaux qu’originaires de zones tempérées. Avec les plats traditionels malgaches (romazava, ravitoto…) vous seront proposées des spécialités créoles, chinoises et indiennes mais aussi européennes. Dans les plus simples « hotely » ou dans les restaurants huppés, parfois animés par des chefs de réputation internationale, vous découvrirez l’un des attraits touristiques majeurs de la grande île.
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La capitale malgache, forte de ses deux millions d’habitants, demeure néanmoins un gros village au sein duquel s’immiscent des plaines rizicoles. Etagées entre 1 300 et 1 450m, plusieurs collines, sillonnées d’immenses escaliers, offrent des points de vue magnifique. L’Office Régional du Tourisme d’Analamanga (ORTANA) organise des découvertes des trésors historiques et pittoresques panorama, à travers ruelles et escaliers.
Tours de la Haute-Ville
La Haute-Ville regorge de monuments et vestiges témoins d’un passé glorieux. 3 circuits guidés (de 1h à 3h) permettent d’appréhender quelques beautés architecturales illustrées par une histoire riche en anecdotes. Le Rova (palais royal) de Manjakamiadana récemment rénové ainsi que de nombreux palais et édifices religieux ponctuent les circuits. Départs garantis tous les matins et début d’après-midi sur l’esplanade d’Andohalo.
A partir de 15 000 Ariary/personne. Tarifs de groupes.
Office Régional du Tourisme d’Analamanga ORTANA
Tél. : (261 20) 24 600 93 / (261 34) 20 270 51
info@ortana.mg
www.tourisme-antananarivo.com

Tours de ville et artisanat
L’ORTANA peut également mettre en contact avec des guides accompagnateurs (transports motorisés : taxi ou taxi collectif) afin de découvrir l’ensemble de la ville (dont notamment l’avenue de l’indépendance et la gare de Soarano, le quartier d’Antaninarenina et ses bijouteries…) et principalement ses quelques imposants marchés artisanaux où convergent l’ensemble des productions artisanales du pays : articles en corne, en bois (sculptures et marqueterie), en pierres précieuses et semi-precieuses, soies (soie naturelle et soie sauvage), raphia… Nombreux articles en métal recyclé.
Randonnées à la journée
- Antsahadinta (20Km vers le Sud) :
l’une des 12 collines sacrées de l’Imerina. Les paysages sont superbes, les anecdotes historiques nombreuses. Cette colline plantée d’arbres royaux séculaires présente quelques vestigeshistoriques.
- Ambohimanga (21Km vers le Nord) classée au patrimoine culturel mondial de l’UNESCO, c’est sûrement le plus bel ensemble d’édifices historiques qui se visitent à Madagascar. Rova (palais royal) du grand roi fédérateur ANDRIANAMPOINIMERINA, enceintes biens conservées, plusieurs pavillons et leur décoration d’époque.
- Lac de Mantasoa (60Km vers l’Est). Lac artificiel qui protège la capitale des innondations, le site est bordé de belles forêts. Village traditionnel et premier site industriel fondé par Jean LABORDE en 1837. Possibilité de promenades sur le lac (pêche) et quelques bons restaurants.
- Anjozorobe (85Km vers le Nord). Ce corridor forestier (dernier lambeau de forêt primaire aux portes de la capitale) abrite quantité d’oiseaux et d’espèces de lémuriens. Deux écolodges permettent d’y séjourner (idéal pour un week-end) ou de se restaurer. Circuits guidés.
- Circuits en quad : différents prestataires proposent des circuits à la journée dans les environs d’Antananarivo (traversée de villages, activités agricoles…) jusqu’à Ambohimanga. Idéal pour découvrir un maximum de paysages en quelques heures. Circuits également sur deux jours avec nuit d’hôtel, vers Mantasoa ou Anjozorobe. |
ANTSIRABE ET SES ALENTOURS |
La ville thermale d’Antsirabe s’articule autour de larges avenues plantées de flamboyants et… platanes. C’est la ville la plus fraîche de Madagascar, perchée à 1 500m d’altitude. De très nombreuses agro-industries en font une ville animée.
L’Office Régional de Tourisme du Vakinankaratra (ORTVA) vous délivrera toutes les clés afin, en particulier, de vous procurer les meilleurs guides.
Tour de ville et artisanat
Il est incontournable, accompagné de son guide et à bord d’un des milliers de pousses-pousses multicolores et bien décorés qui parcourent la ville en permanence, de partir à la découverte de quelques ateliers d’artisans. Plusieurs d’entre eux ont aménagé des « show-room » mais aussi, et surtout, procèdent à la démonstration parfois fort spectaculaire de la maîtrise de leur art. Particulièrement recommandé :
- Tissage de fibres naturelles : soie sauvage, soie naturelle, raphia… Les tisserandes sur leur grand métier en bois ou sur de plus rudimentaires et horizontaux offrent un magnifique spectacle. Acheter pour quelques dizaines d’Euros de belles écharpes en soie est un réel plaisir.
- Fabrication d’objets en corne de zébus : les artisans, qui à partir d’une corne brute et chauffée vous réalisent en quelques minutes une sculpture très élégante et réaliste, méritent d’être observés.
- Travail de matières recyclées. A partir de boîtes de conserves ou autres bombes aérosols, d’habiles artisans vous construisent voitures, vélos et pousses-pousses miniatures. Le génie de la transformation.
- Broderie traditionnelle (petits sujets typiques des Hautes-Terres sur nappes en coton) et « point richelieu ».
La liste est loin d’être exhaustive et l’on propose également la visite de lapidaireries, de fabrication de papier « antemoro », d’une confiserie artisanale … le tout en découvrant les recoins les plus secrets de la ville ainsi que la belle gare, les thermes…
Aux alentours d’Antsirabe
Parmi les plus belles attractions naturelles de la région, on dénombre quelques lacs :
- Le lac Andraikiba fut une base nautique très prisée aux temps coloniaux. On peut le parcourir à pied (compter 2h) ou à cheval.
- Le lac Tritriva, lac formé dans une faille, profond de 160m est assez mystérieux et impressionnant.
A noter que peuvent être organisés des circuits en VTT qui contournent ces lacs (ainsi que celui d’Andranobe) jusqu’à Betafo (22Km d’Antsirabe). Les images offertes par une population rurale extrêmement dynamique sont exceptionnelles (riziculteurs, pêcheurs, éleveurs…).
Le massif d’Ibity
A 25Km au Sud d’Antsirabe, le massif d’Ibity (unique massif quartzite d’altitude) permet plusieurs excursions présentant de nombreux attraits culturels et naturels. Les plus courageux atteidront le sommet du mont Ibity qui culmine à 2 254m (8h pour bons marcheurs). Un circuit de 4h (6h avec pique-nique) sans grandes difficultés permet de découvrir l’essentiel des charmes de cette région montagneuse.
La randonnée débute par la découverte d’un Rova encore habité par les descendants du roi ANDRIAMASINAVALONA. Après la traversée d’une forêt de tapia (où se nichent les grands cocons dont on extraira la soie sauvage), parcours d’une zone plus arbustive où l’on aperçoit d’anciennes fortifications royales et lieux de cultes. 280 espèces de plantes ont été recensées. Mammifères, oiseaux, amphibiens et une espèce de caméléon « furcifer » endémique. La descente offre des vues panoramiques impressionnantes sur lesplaines rizicoles. Arrivée dans des villages avec visite d’ateliers de tissage, de lieux d’extraction de talc, béryl et tourmaline…
Les guides délivrent une multitude d’informations sur l’histoire des lieux, les applications médicinales des plantes ou les us et coutumes des populations. Vivifiant, étonnant et instructif.
Renseignements à l’Association des Sentiers Authentiques Malagasy.
Président Rémi RAKOTOSON
Tél. : (261 33) 12 989 67
sentiers_authentik@yahoo.fr
Office Régional du Tourisme du Vakinankaratra - ORTVA
Tél. : (261 34) 60 135 40
ortvak@yahoo.fr
www.antsirabe-tourisme.com
L’intérêt est grand pour l’homme d’affaires à parcourir les villes et leurs alentours afin de prendre véritablement le pouls d’un pays où il s’apprête à travailler (par exemple sur les marchés « hauts en couleurs ») et de profiter également pleinement d’un voyage qui doit être, si possible, prolongé pour découvrir les nombreux attraits des Hautes-Terres.
La Route Nationale qui relie Antananarivo à Antsirabe (180Km qui se relient aisément en 3h30) réserve, à elle seule, quelques intérêts : magnifiques paysages montagneux, rizières et habitations traditionnelles, élevage de canards et fabrication de foie gras à Behenjy, ateliers de batteries de cuisine en aluminium à Ambatolampy…
Les Offices Régionaux ORTANA et ORTVA sont de précieux contacts afin d’organiser vos activités. |
Magazine No 11 - Mai 2011 |
Fort-Dauphin :
UNE PROFUSION D’AIRES PROTEGEES ET SITES NATURELS |
La petite ville de Fort-Dauphin qui jouit d’un climat particulièrement sain et tempéré, est nichée sur une presqu’île qui brave l’Océan Indien et a su garder tout son charme malgré l’installation d’un projet minier en sa périphérie. L’exploitation de « sable noir », pour en extraire de l’ilménite, s’avère extrêmement discrète et les retombées économiques, d’ores et déjà visibles, concernent l’amélioration de quelques infrastructures routières et la création (ou l’extension) de plusieurs établissements hôteliers confortables. Les visiteurs bénéficient désormais de conditions optimum afin de profiter pleinement de tout un ensemble de réserves privées, parcs nationaux et sites naturels spectaculaires qui abritent une très riche biodiversité souvent totalement endémique de ces contrées.
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FORT-DAUPHIN |
Excursions d’1/2 journée à 1 journée |
Plages et activités sportives
La petite bourgade dénommée Fort-Dauphin mérite d’être parcourue à travers ses rues bordées d’une abondante végétation et de quelques belles maisons coloniales. Chaque promenade débouche immanquablement sur une petite crique ou une large baie. Le charme de Fort-Dauphin est, en effet, de disposer de plages en centre-ville où les surfeurs s’adonnent avec joie à leur sport favori. La plage de Libanona, particulièrement protégée, est un lieu idéal de baignade.

Camps et musée
Un bastion érigé par le Comte de Maudave, gouverneur de la ville à la fin du XVIIIème siècle, occupe l’extrémité d’un promontoire rocheux qui offre une vue exceptionnelle sur l’océan. Tout proche, un petit fortin qui domine l’anse Dauphine témoigne du riche passé de la ville.
Sur le même site, le petit musée de l’Anosy retrace le parcours des figures historiques de la région dont le naturaliste Etienne de Flacourt, qui a laissé une célèbre histoire de la grande île datée de 1658.
Lac Vinanibe et îlot des portugais
Situé à quelques kilomètres à l’Ouest de Fort-Dauphin, le lac Vinanibe qui débouche dans la mer, permet d’observer les pêcheurs de crevettes qui abondent dans des eaux saumâtres. Belles dunes de sable qui offrent de majestueux points de vue avec en toile de fond, la chaîne montagneuse Anosyenne. Du lac on peut, en pirogue, rejoindre une colline qui a gardé traces d’un fort construit en 1504 par des naufragés portugais. Beaux paysages environnants et végétation luxuriante.
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Evatraha - Lokaro
L’une des plus belles excursions à réaliser dans la région. Départ du lac Lanirano (5km de Fort-Dauphin) pour atteindre, à travers lacs et canaux, une lagune au bord de laquelle se trouve le typique petit village d’Evatraha. L’excursion le long du littoral domine le village, la lagune, l’océan avec en arrière plan un ensemble de massifs montagneux. Plus loin, ce ne sont que successions de petites criques et côtes rocheuses jusqu’à la magnifique baie de Lokaro. Quelques hébergements permettent de séjourner en ces lieux magiques.
Pic Saint-Louis
L’ascension du Pic Saint-Louis, qui culmine à 529m d’altitude et surplombe la ville de Fort-Dauphin, est une agréable excursion qui s’effectue en quelques heures (en 3h à 5h aller/retour). Une végétation luxuriante recouvre les pentes, parfois escarpées, du pic Saint-Louis. Du sommet, l’on découvre un panorama sur 360° qui permet d’englober l’ensemble du littoral Sud-est et la chaîne montagneuse Anosyenne. Petit trek obligatoirement guidé.
Zone de conservation de Mandena
Directement liée à l’exploitation minière qui se trouve à proximité, cette zone de conservation mérite d’être visitée en particulier pour une petite excursion nautique sous les frondaisons de pandanus. Beaux vestiges d’une forêt de littoral agrémentée de plantes carnivores. La pépinière et les projets à caractère social (maraîchage) sont très intéressants à découvrir. A proximité de la ville (15min).
Réserve de Nahampoana
A quelques kilomètres du centre-ville, la réserve de Nahampoana (50ha) représente une belle vitrine de la flore et de la faune locales. Belle végétation au sein de laquelle vivent en liberté cinq espèces de lémuriens facilement observables. Cette véritable réserve botanique et zoologique (caméléons, tortues…) est dominée par le majestueux mont Saint Jacques. Excursion nautique sur des canaux bordés de typhonodorums. Restauration et hébergement possibles.
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Jardin de Saïadi
Magnifique jardin largement fleuri et très bien entretenu qui garde également quelques aspects sauvages (pièces d’eaux peuplées « d’oreilles d’éléphants » qui voisinent avec des Ravinala, forêts de bambous et niaoulis…). Compter une demi-journée afin d’observer en toute quiétude la multitude des représentants d’une flore d’une exceptionnelle diversité (pachypodiums, palmiers…). Quelques lémuriens et d’imposants crocodiles.
Le Verger d’Andakana
Appuyé par le Centre Technique Horticole de Tamatave, 24 hectares ont été aménagés à 12km de Fort-Dauphin en un magnifique lieu vallonné que borde une rivière. Il est possible de visiter cette plantation qui regroupe une soixantaine de variétés d’arbres fruitiers : nombreux agrumes (pamplemoussier, oranger, citronnier), pommier de cithare, sapotier, cerisier du Brésil, carambolier, cacaoyer, tamarinier, ramboutan, majestueux manguiers, litchi (1600 pieds), baie rose (2000 pieds), noyer du Queensland (1000 pieds)… Pépinière de 2500m² qui produit 7500 plantes par an.
Domaine de la cascade
Ce domaine privé de 80ha à 13km à l’Ouest de Fort-Dauphin est occupé par la forêt primaire humide de Tsitongambarika qui constitue le massif forestier le plus proche de la ville. 3 circuits de 1h à 1h30 permettent de randonner aisément (sentiers balisés avec guides) en forêt à la découverte de cascades et piscines naturelles. Le circuit des crêtes (3h aller/retour) atteint des sommets qui offrent une vue panoramique. Traversées des villages environnants (riziculture). Le domaine de la cascade dispose d’une belle pépinière. Hébergement possible sur place.
Arboretum de Ranopiso
A 1h de route à l’Ouest de Fort-Dauphin (40km), l’arboretum de Ranopiso créé en 1971 a été récemment rénové. Plus de 160 espèces de plantes (dont 60% endémiques du Sud malgache) sont rassemblées sur deux hectares qui se situent en lisière de la forêt de transition Sankara. L’arboretum comporte une originale exploitation agricole composée de champs de pervenches de Madagascar (dont on extrait de précieuses substances afin de lutter contre différentes formes de cancer). Nombreuses autres plantes médicinales et aromatiques.

Parc National d’Andohahela
Ce Parc National, géré par Madagascar National Parks, est l’un des plus spectaculaires de Madagascar et se trouve inscrit au patrimoine naturel mondial de l’UNESCO. Facilement accessible par la Route Nationale 13 à environ 50km à l’Ouest de Fort-Dauphin, il présente cette particularité unique de regrouper 3 écosystèmes forestiers différents : forêt humide, forêt de transition typique et unique de Madagascar, forêt sèche.
Andohahela abrite 12 espèces de lémuriens, 75 espèces de reptiles et 50 espèces d’amphibiens. L’avifaune est exceptionnellement diversifiée. Côté flore : 207 espèces et variétés de fougères dont de nombreux représentants de la famille des euphorbes, et des élancés alluaudias.
Les paysages qui s’étalent au pied de la chaîne montagneuse sont somptueux. La rivière Tarantsy, dont les berges sont peuplées de pachypodiums et baobabs, offre une succession de piscines naturelles et chutes d’eau. Pour ceux qui n’auraient qu’une journée à consacrer au Parc, le circuit Tsimelahy (boucle de 3,7km - 2h30 de marche sans dénivelés) est recommandé (forêt de
transition le long de la rivière Tarantsy). Aire de pique-nique au pied d’une cascade…
Possibilité de campement : aire et location de tentes. |
Sites avec transfert d’½ journée |
Lac Anony
A 100 kilomètres à l’Ouest de Fort-Dauphin, les rives du lac Anony constituent un lieu quelque peu surréaliste. Après avoir parcouru de grandes étendues désertiques quasi-lunaires, on arrive près du lac où de nombreux pêcheurs s’activent avec en arrière plan… des colonies de flamands roses. A quelques centaines de mètres, d’immenses dunes de sables permettent de contempler l’Océan Indien bordé par d’imposantes falaises. Site qui mérite un détour.
Manafiafy (Sainte-Luce)
A une soixantaine de kilomètres au Nord de Fort-Dauphin, la magnifique baie de Sainte-Luce est accessible par une piste parfois sportive. Immenses plages qui donnent sur une mer ponctuée de petits îlots. Cet endroit reculé et préservé présente également l’intérêt de découvrir les activités de la pêche traditionnelle et de sillonner une belle forêt de littoral (palmiers, lémuriens…).

Réserve de Berenty
A quelques encablures de la RN13 (2h30 de Fort-Dauphin) la réserve de Berenty que l’on découvre après avoir traversé de vastes plantations de sisal parsemées de baobabs, permet d’observer idéalement quelques uns des plus beaux attraits faunistiques et floristiques du Sud malgache. Le spectacle des Sifaka « danseurs » ou des grands alluaudias (épineux) mais aussi la forêt de transition qui borde le fleuve Mandrare constituent autant d’images impérissables. Un très complet musée de l’Androy permet de s’informer sur les us et coutumes des populations qui habitent ces régions arides.
Il est possible de suivre le cycle de transformation du sisal (agave dont on extrait des fibres qui seront tressés en robustes cordages, tapis…). Restauration et hébergement possibles sur place.
Forêt sacrée d’Ifotaka
En poursuivant la piste qui mène à la réserve de Berenty et en longeant le fleuve Mandrare, l’on parvient à hauteur de la forêt sacrée d’Ifotaka. Après avoir traversé le fleuve (à pieds secs en saison sèche) l’on découvre cette forêt où s’épanouissent alluaudias et euphorbes. Nombreux oiseaux et lémuriens, imposantes tombes en pierres surmontées d’Aloalo ou trophées (cornes de zébus).
Les villages aux alentours gardent une extrême authenticité et permettent de découvrir des populations parmi les plus attachantes. Hébergement à proximité.
Pour tous renseignements :
Office Régional du Tourisme de Fort-Dauphin
Tél. : (261 20) 92 904 12
fortdauphin.tourisme@moov.mg
Remerciements à la Coopération allemande (GIZ) qui a contribué à la réalisation de ce dossier. |
Magazine No 10 - Janvier 2011 |
L’île Sainte-Marie :
UNE NATURE AUX MULTIPLES VISAGES |
Il n’y a pas une île Sainte-Marie mais au moins trois. Celle du Sud avec ses plages et son joyau, l’île aux nattes. Celle de l’Est avec son immense lagon, ses lagunes, forêts et mangroves. Celle du Nord enfin, sauvage et verdoyante, aux côtes rocheuses ponctuées de criques. Le tout sur une langue de terre qui s’étire sur une soixantaine de kilomètres au large de la Grande île.
Un séjour à Sainte-Marie ne peut ainsi se concevoir en moins d’une semaine afin d’en découvrir tous les charmes, au rythme nonchalant aimablement imposé par les accueillants saintmariens. Il sera alors possible de profiter pleinement des joies de la mer et de multiplier les randonnées à pied, en VTT, en quad ou 4x4, en pirogue ou kayak de mer…
Le parc hôtelier qui s’est récemment doté de plusieurs établissements et qui a vu de nombreux agrandissements et rénovations, dispose de structures d’accueil pour toutes les bourses.
L’accès à cette île s’effectue en avion (d’Antananarivo ou Toamasina par des vols Air Madagascar) ou à partir de Soanierana Ivongo en vedettes rapides.
Les meilleures saisons, les plus ensoleillées, s’étalent de fin mars à début juin et de septembre à décembre.
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Le Sud et Sud-Ouest |
La côte Est |
C’est à l’extrême Sud de l’île que se trouvent le charmant petit aéroport et la plus grande concentration d’hôtels, notamment sur la côte Ouest et à l’île aux nattes.
L’île aux nattes
Séparée de l’île Sainte-Marie par un petit bras de lagon qui se franchit en pirogue et en quelques minutes, l’île aux nattes constitue l’un des principaux spots touristiques de l’île Sainte-Marie. Plages de sable blanc, criques désertes et leurs étonnantes formations rocheuses, immense lagon aux eaux turquoises ainsi que l’intérieur de cette petite île occupée par une végétation luxuriante, offrent le sentiment d’un véritable eden particulièrement préservé. Les quelques hôtels qui permettent d’y séjourner se fondent dans les cocoteraies et les haies de crotons et hibiscus.
Le Parc Endemika
Ce petit parc zoologique et botanique se trouve sur la route principale à 10mn de l’aéroport. Il permet, en une courte visite guidée de 45mn à 2h, d’appréhender quelques aspects de la biodiversité endémique de l’île Sainte-Marie. Beaux spécimens de la flore typique des écosystèmes tropicaux (palmiers, pandanus et plusieurs variétés d’orchidées). Côté faune : des serpents (boa, serpent liane…) et reptiles (magnifiques caméléons), des tortues, des lémuriens (confiés au parc afin d’y être soignés), des oiseaux (pintades, canards…). Agréable promenade dans des allées sinueuses et bien aménagées.
Ouvert du lundi au samedi de 8h à 12h et de 14h à 17h.
Droit d’entrée adulte 15 000 Ariary, enfant 5 000 Ariary.
Le point de vue « Sahasely »
A hauteur de l’hôtel Sahasely, où il est possible de se rafraîchir et se restaurer, on peut parcourir d’agréables sentiers (800m environ – bien entretenus) qui mènent à un belvédère dominant une grande partie de la côte Ouest de l’île Sainte-Marie avec en arrière-plan la mer et la côte Est de la Grande île. Somptueux paysages qui émergent d’une forêt de Ravinala (arbres du voyageur) au sein de laquelle a été aménagé un véritable arboretum (et ses panneaux indicatifs). Petite cascade. Droit d’entrée symbolique de 1 000 Ariary.

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L’immense lagon de la côte Est possède cet intérêt d’être suffisamment profond pour s’adonner aux joies de la baignade. Des excursions permettent de découvrir les coins les plus sauvages de cette côte verdoyante. Plusieurs hôtels confortables et maison d’hôtes « les pieds dans l’eau » jalonnent cette côte, notamment, dans sa partie la plus méridionale.
Ilots « au sable »
A quelques encablures au large de l’île Sainte-Marie, noyés dans l’immense lagon, ces îlots constitués de hauts fonds coralliens ourlés de sable offrent un spot de plongée pour les adeptes du snorkelling (masque et tuba). Plusieurs hôtels organisent des pique-niques ou des excursions afin de profiter des magnifiques fonds sous-marins. Il est possible d’accéder à ces îlots en pirogues traditionnelles.
Mangrove et cimetière des pirates
Le plus original et agréable moyen d’accéder au cimetière des pirates est de s’offrir une croisière en pirogue à travers la mangrove de la côte Est (les canaux sur les premières centaines de mètres sont à peine plus larges que la pirogue) avant de déboucher dans la baie des Forbanset,enfin, 
atteindre le cimetière.Compter 2h30 aller/retour avec la visite du cimetière qui abrite de nombreuses tombes, dont certaines datent du XVIIIème siècle, d’anciens pirates qui sévissaient dans la région à partir des années 1600 et jusqu’au milieu du XVIIIème siècle. La visite de ce cimetière qui domine la mer est émouvante. Belle végétation.
Se renseigner à l’hôtel Boraha Village.
La baie d’Ampanihy
A mi-distance entre les pointes Nord et Sud de l’île, la baie d’Ampanihy et sa presqu’île sont largement bordées par une immense mangrove qu’il est possible de parcourir dans de grandes pirogues traditionnelles. L’excursion débute sur des petits canaux et sous les frondaisons de trois espèces de palétuviers pour se terminer par la traversée d’une immense lagune qui rejoint la mer, son lagon et des eaux translucides. Magnifique balade qui démarre à hauteur du restaurant « Le paradis d’Ampanihy ».
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D’Ambodifotatra à l’extrême Nord |
Les safaris baleines |
Parcourir la route et les pistes qui, de la petite ville d’Ambodifotatra, conduisent jusqu’à l’extrême Nord est incontournable. Les décors s’enchaînent alternant plantations d’épices et forêts, immenses plages et petites criques à travers une végétation composée d’imposants manguiers, jacquiers, soanambo (arbre à pain), ravinala, haies de crotons, girofliers et cocotiers…
Ambodifotatra
La « capitale » de l’île Sainte-Marie s’articule autour d’un port, animé lorsque les bateaux en provenance de Soanierana Ivongo y accostent, et d’une rue principale où l’on trouve boutiques de souvenirs et restaurants. Les jours de marché, mardi et jeudi, ne pas manquer d’entrer dans la halle qui regorge alors de poissons, fruits et légumes… Il est conseillé de se rendre jusqu’à l’église Sainte-Marie, édifiée en 1857, et à ce titre la plus ancienne de Madagascar. Le cimetière des pirates est également accessible en une vingtaine de minutes à pied depuis le centre-ville (vers le sud). L’Office du Tourisme de Sainte-Marie dispose d’un bureau d’accueil en plein centre d’Ambodifotatra.
La forêt d’Ikalalao
L’île Sainte-Marie possède 3 massifs forestiers dont la conservation a été confiée à l’ONG Fanamby : la baie d’Ampanihy, la forêt d’Ambohidena au Nord et celle d’Ikalalao (forêt secondaire très bien reconstituée) où l’on pénètre à hauteur de la cascade de Maromandia (12km au nord de la ville) et que l’on peut traverser jusqu’à rejoindre la côte Est et la baie d’Ampanihy. L’excursion est sportive (parcours très vallonné sur 8km – compter 4h de marche). Les caméléons abondent, du brochesia minima (l’un des plus petits au monde) jusqu’au caméléon de Parson (le 2ème plus gros). 3 espèces de psitacidés (perroquets et perruches), chauve-souris…
Des dizaines d’espèces de dypsis (palmiers), des pandanus et fougères arborescentes abritent de très nombreuses orchidées dont l’orchidée noire qui pousse dans les raphias (angnaecum sesquipedale). A court terme, ce trek devrait pouvoir s’achever par une descente de rivière jusqu’à la mer en kayak.
Il est possible de s’offrir une traversée à pied côte Ouest- Côte Est et jusqu’à la baie d’Ampanihy par un chemin bien tracé offrant quelques petits dénivelés (2h à 2h30 de marche), qui démarre à hauteur du village d’Antsarahaka. Magnifiques points de vue. Possibilité de se renseigner à l’hôtel La Crique qui propose des guides expérimentés (4000 Ariary par personne pour la journée entière). Déjeuner possible au « Paradis d’Ampanihy ».
La grande boucle du Nord-Est
Il est possible, en une journée de 4x4 avec guide expérimenté, de parcourir la côte Nord-Est et jusqu’à l’extrême Nord. Points de vue exceptionnels sur le lagon, immenses plages vierges (à 5km au Nord d’Ampanihy et à l’extrême Nord-Ouest) découverte de nombreuses plantes à parfum : girofle, cannelle, niaouli, vanille, citriodora (arbre, véritable citronnelle anti-moustique)… et essences rares (palissandre, bois de rose, ébène…). A l’extrême Nord, découverte de criques sauvages et leurs piscines naturelles. La journée est agrémentée de balades en pirogue et pique-niques.
Cette partie Nord dispose de nombreux et magnifiques sites naturels. La cascade Manandriana en bord de mer et à 500m au Nord du village d’Ankirihiry (20km au Nord d’Ambodifotatra), sauvage et entourée de grands arbres, est un lieu de baignade exceptionnel. La cascade d’Ifotatra (une dizaine de kilomètres plus au Nord) et ses piscines naturelles sont à découvrir lors de raids en quad ou 4x4. |
L’un des attraits touristiques principaux de l’île Sainte-Marie est de pouvoir observer, entre les mois de juillet et octobre, les baleines à bosses qui viennent séjourner très nombreuses dans les eaux chaudes et peu profondes qui séparent l’île Sainte-Marie de la Grande île. Plusieurs hôtels organisent ces safaris en collaboration avec l’association CETAMADA dont l’objectif est la protection de ces grandes mammifères marins et qui garantit le respect d’un code de bonne conduite (règles d’approche, respect des distances…). Ces safaris marins se prolongent le soir par de très intéressantes conférences. A noter que CETAMADA et ses hôtels partenaires apportent un soutien au développement d’activités économiques autour du thème de ces cétacés (artisanat notamment).
Les safaris durent entre ½ journée et une journée complète (avec parfois repas organisés sur les rivages). 
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Loisirs et activités sportives |
L’île Sainte-Marie est une terre de prédilection pour les balades et excursions diverses. De nombreux prestataires (club de plongée, centre de pêche au gros, loueurs de 4x4, VTT ou quad et moto, planche à voile ou kayak de mer…) permettent de profiter pleinement de l’île et de la découvrir dans ses moindres recoins.
Plusieurs guides très expérimentés et connaissants parfaitement l’île, sa faune et sa flore, organisent circuits et randonnées.
Se renseigner à l’Office du Tourisme de Sainte-Marie :
Tél. : (261 20) 57 901 47
(261 34) 47 901 47
info@tourisme-sainte-marie.com
www.tourisme-sainte-marie.com
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Magazine No 09 -Septembre 2010 |
Entre l’Isalo et les lagons du Sud
TOLIARA : VERITABLE “HUB” TOURISTIQUE |
La ville de Tuléar et ses environs immédiats représentent suffisamment d’atouts pour être considérés comme une incontournable destination touristique.
La capitale du Sud-Ouest malgache présente, en outre, cet intérêt majeur d’être la plaque tournante qui permet d’accéder, en moins d’une demi-journée de transfert, à 3 régions offrant une grande diversité de paysages. Au Nord, une succession de lagons et forêts de baobabs. Vers l’Est, l’exceptionnel massif ruiniforme de l’Isalo. Au Sud, le bush infini et ses plages sauvages.
Ces régions sont toutes dotées d’une bonne capacité hôtelière de qualité et de nombreux prestataires touristiques spécialisés, notamment pour les activités sportives : location de quads, clubs de plongée, pêche au gros, centres de kite surf et planche à voile…
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Tuléar ville |
Vers le Nord |
Il est plaisant de parcourir cette ville animée par le flot incessant des pousse-pousses colorées et aux larges avenues perpétuellement ensoleillées. De typiques rues bordées d’arcades abritent de nombreux commerces, notamment de belles bijouteries qui offrent des créations locales (bijoux en argent sertis de pierres précieuses ou semi-précieuses). Les marchés regorgent de fruits et légumes, épices et produits les plus divers dont des objets artisanaux (sculptures, lambas…). La ville dispose de quelques bonnes tables et, le soir venu, s’anime souvent de façon endiablée…
Le Musée Mahafaly
Musée des arts et traditions populaires. Informations sur les différentes ethnies qui peuplent le Sud malgache à travers la présentation de nombreux objets cultuels dont des « aloalo » (totems qui ornent les tombeaux mahafaly). Beau spécimen d’œuf d’Aepyornis (autruche géante disparue il y a un millier d’années).
Ouvert de 8h à 11h30 et de 14h à 17h.
Droit d’entrée 5 000 Ariary.
Le Musée de la mer
Près du port, l’institut halieutique présente quelques spécimens de coquillages et poissons dont le célèbre coelacanthe, véritable fossile vivant qui hante les fosses abyssales proches de la baie Saint Augustin.
Du lundi au vendredi de 8h à 17h et le samedi matin 8h-12h.
Droit d’entrée 10 000 Ariary.
Show-room Tapis Mohair
Outre la collection de somptueux tapis mohair (d’une exceptionnelle densité : 70 000 noeuds au m²), la visite de ce show-room permet d’appréhender toute la richesse d’une filière artisanale qui trouve son essence dans la région d’Ampanihy (Sud-Est de Tuléar). « Réinventés » depuis 15 ans par un couple mixte franco-malgache, ces tapis sont exportés dans le monde entier et présentent des motifs insolites, à la fois ethniques et contemporains.
La Banian sacré
A quelques kilomètres du centre ville, un immense ficus, qui n’en finit pas de se multiplier, offre un lieu étrange et reposant. Lieu de cultes animistes (offrandes aux ancêtres).
L’arboretum d’Antsokay
A 12km au Sud-Est de Tuléar et sur plusieurs hectares, une collection unique de près de 1000 espèces végétales dont plus de 700 sont caractéristiques de la flore du Sud malgache. Un véritables trésor botanique à découvrir en 1 à 2h. Possibilité de restauration sur place.
La plage de la batterie
Immense plage bordée d’impressionnantes dunes de sables aux portes de la ville. S’il est hasardeux de s’y baigner, cette plage est un agréable lieu de promenade afin d’observer les activités des pêcheurs.
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Proches des villages de pêcheurs d’Ifaty et Mangily, à moins de 30km de Tuléar (piste parfois dégradée – compter 1h), d’immenses plages et leurs lagons constituent autant de lieux paradisiaques où se sont implantés quelques hôtels confortables. Ces stations balnéaires gardent l’essentiel de leur authenticité et leur charme est constitué, pour une bonne part, par l’animation créée par les pirogues à voiles traditionnelles.
Un peu plus au Nord, à hauteur des villages de Madiorano et Ambolimailaka, les plages (et leurs lagons) ainsi que les villages de pêcheurs continuent de se succéder. Décor de plus en plus sauvage avec un arrière-pays extrêmement attrayant.
En 3 à 4h de piste (parfois sportive) l’on peut accéder jusqu’à Salary, presqu’île constituée par une immense dune de sable qui plonge dans un lagon aux eaux turquoise. A proximité, une forêt sèche de littoral qui abrite la mythique ethnie des Mikéa.
Si la mer représente l’attrait principal de ces régions, l’intérieur des terres révèlent des trésors naturels et sites intéressants à parcourir.
La mangrove d’Ambondrolava
A 12 km au Nord de Tuléar, près du petit village d’Ambondrolava, un nouveau site écotouristique géré par l’association sans but lucratif HONKO, en partenariat avec les communautés villageoises, permet de parcourir la mangrove (forêt littorale constituée de plusieurs variétés de palétuviers). Ce précieux écosystème se découvre soit grâce à un sentier en caillebotis qui surplombe cette zone marécageuse et humide soit en kayak (3 kayaks dont 1 double). Une cabane permet d’observer aisément quantité d’oiseaux.
Le circuit « mangrove » se parcourt avec guide en 1h30 – droit de visite 6 000 Ariary. Il est possible en 45mn de profiter d’une visite guidée du village d’Ambondrolava afin d’observer les activités des collecteurs de « vondro » (jonc à tresser) – 6 000 Ariary. Les deux visites peuvent se conjuguer pour un prix de 10 000 Ariary/personne.
La réserve Reniala
Sur soixante hectares situés à moins d’un kilomètre du bord de mer, tout proche du village de Mangily (27km de Tuléar), cette réserve privée permet en des circuits de 45mn à 2h, d’admirer quantité de beaux végétaux endémiques du Sud-Ouest : baobabs, flamboyants, pachypodiums, Balsa… tous identifiés par des plaques explicatives. De nombreux oiseaux très rares (Uratelornis, Monias…) peuvent s’observer (idéalement sur réservation et très tôt le matin). Sentiers bien tracés. Petite réserve de tortues endémiques.
Ouvert de 8h à 17h. 10 000 Ariary/personne.

Le lac Ranobe
Situé à 32km au Nord de Tuléar, la zone Fiherenana-Manombo offre tout un ensemble d’habitats : fourrés de littoral, forêt de transition, forêt dense sèche, zones humides, lacs Ranobe et Belalanda ... Cette aire protégée de 77 851ha abrite une grande quantité d’espèces totalement endémiques. Une centaine d’oiseaux dont de rares espèces d’eau douce, des mammifères (dont 8 espèces de lémuriens, 10 de chauve-souris…), des reptiles (très rare caméléon dénommé Furcifer Belalandaensis) et amphibiens (grenouille Mantella expectata…). La flore est également très abondante et diversifiée (83 familles, 245 genres dont de remarquables euphorbes et baobabs).
Prochainement, des circuits seront tracés. Un chalet avec restaurant au sein du village de Ranobe permettra de rencontrer les guides. En attendant, il est possible de trouver des guides locaux à la réserve Reniala ou d’organiser des excursions par les hôtels proches du village d’Ambohimailaka. Renseignements également à l’Office du Tourisme de Toliara.
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Vers l’Est |
Vers le Sud |

En empruntant l’excellente Nationale 7 à partir de Tuléar, on accède à différents sites touristiques de première importance : le Parc National de Zombitse Vohibasia (147km environ – 2h30 de route), la ville minière d’Ilakaka (210km – 3h30) et enfin le l’exceptionnel massif ruiniforme qui constitue le Parc National de l’Isalo (240km de Tuléar soit environ 4h).
Le Parc National de Zombitse Vohibasia
36 308ha sont répartis en 3 parcelles dont celle de Zombitse la plus facilement accessible qui est traversée par la RN7. Ce complexe est réputé pour sa richesse en espèces d’oiseaux rares et souvent endémiques (le bulbul d’appert est endémique du parc). 8 espèces de lémuriens (propithèques et microcèbes) se rencontrent dans ce parc. La forêt de type dense et sèche est la plus méridionale de Madagascar. Des canyons sont également présents.
S’il est conseillé de consacrer au moins une 1/2 journée à la visite de ce parc, on peut y séjourner plus longtemps. Madagascar National Parks dispose d’un campement (9 tentes pour 18 personnes) 3 000 Ariary/nuit/pax.
Droit d’entrée pour 1 journée : 10 000 Ariary/personne. Guide 3 000 Ariary/circuit/groupe de 6 personnes.
Les mines de saphir d’Ilakaka
En 1997, à la suite de la découverte de saphir, le minuscule village d’Ilakaka est devenu une petite agglomération le long de la RN7 où l’on peut trouver tous les commerces (y compris des casinos, bars et night clubs…).
L’intérêt d’y séjourner quelques temps est d’observer au sein de cette ville digne du « far west américain » les transactions de pierres précieuses. Il est possible de partir à la découverte des mines toutes proches : sites miniers artisanaux où des centaines d’individus, avec des moyens rudimentaires, extraient et tamisent la terre, voire des sites miniers semi-industriels avec engins mécanisés.
Quelques show-rooms présentent des pierres et bijoux.
Le Parc National de l’Isalo
Le plus fréquenté des Parcs Nationaux malgaches (par les visiteurs étrangers) est constitué par un unique massif qui offre des paysages « lunaires » sur plus de 80 000ha.
Un minimum de deux jours doivent être consacrés à parcourir les nombreux circuits qui présentent des intérêts écotouristiques très variés (canyons, piscines naturelles, grottes et savane…).
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De Tuléar, la route puis la bonne piste qui mènent jusqu’au village de Saint Augustin (37km) en bordure de la baie éponyme offrent une agréable excursion : point de vue magnifique sur la baie et sur la rivière Onilahy, village de pêcheurs niché sur des dunes de sable, grotte de Sarodrano…
Quelques établissements hôteliers permettent de séjourner dans ces contrées.
La principale station balnéaire au Sud de Tuléar est Anakao : plages infinies, lagon et authentique village de pêcheurs Vezo. Aux plaisirs de la mer se rajoutent ceux de la découverte de quelques spectaculaires sites naturels dont l’immense bush qui se parcourt à pied ou en quad. Les plages et criques sauvages de Beheloka (30km au Sud d’Anakao) et Ambola (40km d’Anakao) méritent d’être découvertes après avoir traversé une exceptionnelle végétation arbustive.
Les îles
Nosy ve se situe presque en face d’Anakao (3km). La barrière corallienne qui l’enserre, offre de remarquables sites de plongée. Son lagon peu profond fait la joie des amateurs de snorkelling. L’île qui dispose d’une végétation rase se trouve être le lieu de nidification de plusieurs espèces d’oiseaux : phaeton à queue rouge, paille-en-queue blanc…
Droit d’accès sur l’île 2 000 Ariary/personne.
Un peu plus au Sud et tout proche du littoral, Nosy Satrana et ses côtes rocheuses et découpées présente également quelques intérêts notamment pour la plongée (magnifiques eaux cristallines). Quelques beaux tamariniers projettent une ombre appréciée lors des pique-niques.

Le Parc National de Tsimanampesotse
A 40km au Sud d’Anakao (80km à vol d’oiseau de Tuléar), ce véritable oasis, au cœur du grand bush semi-désertique du Sud malgache, de 43 000ha s’articule autour d’un lac d’une quinzaine de kilomètres de long dont les eaux turquoise hébergent, à longueur d’année, des colonies de flamands roses. Des grottes qui abritent le rare et immaculé typhletris (poisson aveugle) ainsi que des escarpements calcaires qui offrent une vue panoramique sur le lac sont autant de lieux véritablement fantastiques.
La faune (caméléons et lémuriens dont des microcèbes) et surtout l’avifaune (5 espèces de coua, pigeons verts, rapaces…) sont abondantes et variées.
La flore est également très diversifiée : baobabs, pachypodiums, alluaudias, d’immenses banians qui plongent leurs racines dans des profonds avens … Au total, près de 90% d’endémicité.
De nombreux circuits ne présentant aucune difficulté particulière permettent en 45mn à 3h de découvrir toutes les richesses de cette aire protégée par Madagascar National Parks. Le circuit Emande (4km – 3h) offrant une vue sur le lac et une traversée de forêt de baobabs est incontournable
Droit d’entrée : 10 000 Ariary/personne pour 1 journée (20 000 Ariary pour 3 jours).
Frais de guidage : de 5 000 Ariary à 15 000 Ariary suivant les circuits. |
Magazine No 08 - Mai 2010 |
La capitale du Betsileo et ses environs
FIANARANTSOA : DESTINATION A PART ENTIERE |
A 420km (9h de route) au sud d’Antananarivo, Fianarantsoa a trop longtemps été une simple ville étape le long de la RN7 qui mène jusqu’à Toliara.
La ville et les sites touristiques en ses environs immédiats qui peuvent être découverts, chacun d’entre eux, en une seule journée sont innombrables et satisferont aussi bien les amateurs de trekks et d’aventure que les passionnés d’histoire et de culture. Fianarantsoa est, en outre, un carrefour qui conduit à la côte Est (via une incomparable ligne de chemin de fer), vers le massif de l’Andringitra au Sud ainsi que vers le pays Zafimaniry et la capitale malgache de l’artisanat, Ambositra, au Nord.
Fianarantsoa mérite d’être considérée comme une destination à part entière où il est vivement recommandé de séjourner une petite semaine avant de découvrir d’autres horizons tout proches.
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Fianarantsoa ville |
Parcs et Réserves Naturelles |
La Vieille Ville
La Ville de Fianarantsoa (littéralement « la ville où s’apprend le bien ») s’étage sur plusieurs collines. Son joyau est constitué par la Vieille Ville historique, exceptionnel ensemble architectural au caractère uniforme qui a été en partie réhabilité ces dernières années. Fondée en 1830 par la Reine Ranavalona 1ère, Fianarantsoa fut d’abord une ville de garnison. Ce sont des militaires qui construisirent durant tout le XIXème siècle (en bois puis en briques et tuiles en terre cuite) cet ensemble de demeures qui s’accrochent à la colline en formant de charmantes ruelles étroites et leurs escaliers (interdisant toute circulation motorisée). Plusieurs places et points de vue permettent de découvrir la campagne environnante. En parcourant cette Haute Ville l’on découvre à chaque pas de charmants détails architecturaux : un balcon joliment sculpté envahi par une vigne vierge, des flèches faîtières sculptées… L’un des charmes de ce quartier historique est de demeurer vivant. De très nombreuses églises, plusieurs écoles mais aussi des ateliers d’artisans, des boutiques, un snack, des chambres d’hôtes… confèrent à ce lieu un charme suranné mais en rien nostalgique.
Compter un minimum de 2h pour la visite (à pied). Les amateurs de vieilles pierres pourront y séjourner plus longtemps (s’y restaurer et y dormir). Des jeunes guides originaires de cette Haute Ville se trouvent sur place (Agence dans la Haute Ville).
Le tour de ville
Les autres quartiers permettent de s’immerger dans la vie rurale malgache en parcourant ses nombreux marchés particulièrement hauts en couleurs (les paysans Betsileo se drapant de « lambas » aux couleurs multicolores).
A quelques kilomètres à l’Est de la ville, le village d’Ambatomainty est occupé par des potiers : cuissons traditionnelles (grands feux en plein air), des poteries aux formes et décorations très originales. Sur le chemin du retour, arrêt possible afin de visiter des ateliers de vannerie, de construction de meubles en bambous, de papier antemoro… La visite de l’atelier du photographe Pierrot MEN (de renommée internationale) doit être également programmée.
Le Kianjasoa, ancienne place forte qui culmine à 1 374m et le jardin du point de vue sont deux balades très agréables qui permettent de découvrir la ville dans son écrin de verdure.
Plusieurs Agences locales organisent le tour de ville (incluant la visite de la Vieille Ville) en une journée avec des guides locaux : 20 000 Ariary/personne (transport, guide et repas du midi).
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La forêt d’Ialatsara
Très facile d’accès (le long de la RN7) à 5km au Nord d’Ambohimahasoa (66km de Fianarantsoa), la réserve d’Ialatsara est constituée d’une forêt primaire (835 ha) de savane arbustive et herbacée (412ha) et de forêts reconstituées pour plus de 1 000ha (eucalyptus, acacias et pins…). Des sentiers bien aménagés permettent de parcourir aisément cette forêt à la rencontre de plusieurs espèces de lémuriens (propithécus edwardsi, rares hapalémurs et microcèbes…). Nombreux oiseaux dont plusieurs espèces de couas, des perroquets… La flore compte de très variées espèces d’orchidées.
Droit d’entrée et de guidage à des prix raisonnables. Déjeuner et logement sur place.
Le Parc National de Ranomafana
« Ranomafana » signifie eau chaude. Une station thermale se trouve, en effet, à proximité du parc (source d’eau chaude ferrugineuse).
A la limite du pays Betsileo (à 65km au Nord Est de Fianarantsoa par une excellente route), les 41 600ha d’une forêt sempervirente (toujours verte) humide typique du littoral Est recouvre un relief granitique (entre 500 et 1 400m d’altitude). Très nombreux circuits à la découverte d’une dizaine d’espèces de lémuriens (les scientifiques qui disposent d’une base au sein du parc continuent d’en découvrir), d’une centaine d’espèces d’oiseaux et d’une flore extrêmement diversifiée. Essences précieuses, orchidées, nombreuses plantes épiphytes, palmiers… Le Parc est sillonné par de nombreux cours d’eaux (belles chutes d’eaux et cascades). Les circuits se parcourent en 2h… et jusqu’à plusieurs jours avec bivouac. Droit d’entrée dégressif à partir de 25 000 Ariary par jour.
Des Agences programment la visite du Parc dans la journée au départ de Fianarantsoa. Départ 7h/7h30, arrivée vers 9h, circuit de 4h, pique-nique et retour dans l’après-midi après la visite des thermes (120 000 Ariary/personne tout compris : transport, guide…).
La Réserve villageoise Anjà
A 12km au sud d’Ambalavao (soit à 68km de Fianarantsoa) à proximité immédiate de la RN7, cette petite réserve qui recouvre un espace occupé par des montagnes, rochers et falaises permet d’observer aisément des lémurs catta quasi apprivoisés. Balades de 2h à 6h par des sentiers bien aménagés. Végétation très variée (pachypodiums nains…) et de superbes points de vue sur la vallée et ses villages entourés de rizières.
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Vignobles, rizières et plantation de thé |
Soatanàna |
Fianarantsoa et ses environs constituent la principale région vinicole de Madagascar. Le long de la RN7 (notamment au sud de Fianarantsoa et jusqu’à Ambalavao – caves Soavita) s’égrènent tout un ensemble de vignobles et propriétés viticoles qu’il est possible de visiter. Les vendanges ont lieu autour du mois de février. Le principal intérêt réside dans les décors majestueux dans lesquels sont implantés ces vignobles. Une route des vins qui traverse le village de Soatanàna permet de découvrir les plus célèbres domaines : Lazan’i Betsileo, Clos Malaza, Domaine de Lovasoa et le Monastère de Maromby (show room).
La Plantation de thé de Sahambavy située à 23km de Fianarantsoa occupe un espace de près de 330ha à 1 300m d’altitude. Les vues sur les plantations sont impressionnantes (relief, lacs…). Le thé, se récoltant à longueur d’année, le spectacle des collecteurs noyés dans la verdure est toujours magnifique. Petit droit d’entrée (5 000 Ariary) et guidage à la découverte de la plantation (et les secrets de la culture et collecte des feuilles de thé), de l’usine et de la transformation (thé vert, thé noir…). Show room et dégustations. Aux portes de la plantation, le lac de Sahambavy est un lieu agréable à découvrir. Hôtel-restaurant sur place. Il est possible pour des groupes de réserver une Micheline et de se rendre (aller et retour) à la plantation en empruntant la ligne FCE (1h aller / 1h retour). Des Agences programment la visite de la plantation avec l’ascension de la montagne d’Ambohipanja (3h de marche dont 1h30 d’ascension facile, déjeuner chez l’habitant, traversées de forêts et point de vue sur Fianarantsoa et les paysages Tanala : 70 000 Ariary/personne tout compris).
Les rizières occupent l’essentiel de l’espace agricole. Les paysans Betsileo demeurent parmi les plus productifs. Les rizières en terrasse offrent un superbe spectacle. A l’occasion des récoltes (deux par an) et notamment autour des mois de mars à avril, les rizières fourmillent d’une population qui s’affaire à récolter, transporter et égrener le riz.
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A 42km à l’ouest de Fianarantsoa par une petite route qui traverse de beaux paysages de montagnes, des rizières et des villages Betsileo vraiment authentiques, Soatanàna est niché au cœur d’un cirque montagneux. Le village fut créé vers la fin du XIXème siècle par un missionnaire qui y a apporté les fondements d’une religion apostolique chrétienne. Sa particularité réside dans le fait qu’une majorité de ses habitants sont habillés en blanc. Chaque dimanche, une grande cérémonie (Fifohazana) est précédée d’une procession qui offre un impressionnant spectacle : des centaines de fidèles tout de blanc vêtus, sur fond de murs aux couleurs briques (les maisons sont bâties sur un modèle identique autour de l’église qui occupe la place centrale). Les visiteurs sont reçus comme des hôtes par les apostoles. Des Agences vous guideront afin de participer pleinement aux différentes cérémonies : lavement des pieds des hôtes, marche communautaire, cérémonie religieuse (le 1er dimanche du mois accompagnée de communion) et leurs très beaux chants et enfin repas pris en commun. Les dons à la communauté sont acceptés bien que celle-ci, très travailleuse, ne soit pas réellement dans le besoin.
Départ de Fianarantsoa à 7h30 et retour après le repas vers 15h (arrivée à 17h à Fianarantsoa si arrêt au monastère de Maromby et visite des vignobles).
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Descentes en pirogues |
Ambalavao |
Diverses rivières parcourent le pays Betsileo et permettent d’agréables balades en pirogues traditionnelles.
La descente de la rivière Mahatsiatra : départ de Mahasoabe à 25km à l’Est de Fianarantsoa pour une bonne journée de descente jusqu’à Lihimena à 10km de la plantation de thé de Sahambavy (visite en option).
Nombreux arrêts afin de s’immerger dans la vie paysanne et découvrir des vestiges royaux ou de nobles Betsileo. Très beaux paysages, cascades…
Compter 1h30 de piste, 4 à 5h de pirogue et 45mn pour rentrer sur Fianarantsoa. Environ 90 000 Ariary par personne (transport aller et retour, guide, location de la pirogue, déjeuner pique-nique).
La descente de la rivière d’un petit affluent de la rivière Matsiatra présente l’intérêt particulier de découvrir de nombreux ateliers d’artisans. Embarquement à Ankidona (à 3km au sud de Fianarantsoa). La descente proprement dite dure environ 1h30 (balade de 3 à 4h). Très belles vues sur la Vieille Ville qui domine la vallée. Visite des villages et des habitations (agencement cultuel). Visite des ateliers de fabrication de Varamba (chariots traditionnels de transport), d’angady (la bêche locale). Retour jusqu’aux portes de Fianarantsoa en bus collectif ou en vélo.
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Situé à 56km au sud de Fianarantsoa, la ville d’Ambalavao peut se visiter en une journée. Cependant, les attraits sont si nombreux que l’on pourra y séjourner plus longtemps et ce d’autant plus que différents hôtels et d’excellentes tables assurent un gîte et un couvert de qualité.
Il est recommandé de séjourner au moins un mercredi car se tient, aux portes de la ville, un étonnant marché aux zébus sur une vaste esplanade avec des montagnes en toile de fond. Ce deuxième marché aux zébus le plus important de Madagascar se poursuit jusqu’au jeudi midi.
La petite ville d’Ambalavao est fort réputée pour ses belles maisons à étages recouvertes d’enduits aux couleurs chaudes. Balcons, balustrades et varangue richement décorés composent un patrimoine architectural remarquable.
Quelques artisans de haute facture sont installés dans cette charmante bourgade. L’on pourra ainsi visiter des ateliers de fabrication de papier antemoro (à partir d’un arbre, l’avoha : fabrication d’un papier artisanal incrusté de fleurs), appréhender toute la filière séricicole (élevage de ver à soie naturelle, traitement des cocons sauvages, tissage…) et s’offrir de très beaux « lambas landy » (étoffes en soie aux couleurs traditionnelles : sang, terre et noir).
La réserve villageoise Anjà se situe à quelques km au sud de la ville.
Des Agences programment la visite dans la journée d’Ambalavao et ses attraits touristiques (130 000 Ar/personne tout compris avec repas du midi).
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Trekks et tourisme solidaire |
Le pays Betsileo est incontestablement l’une des toutes premières régions malgaches pour les randonnées (dès simples balades aux trekks d’aventures) et le tourisme solidaire (accueil par les villageois).
Ilalazana, à 5km au sud de Fianarantsoa. Randonnée à travers les rizières et villages dans un décor de montagne. Au terme de la randonnée, ascension assez difficile (1h environ) pour atteindre une chapelle cachée (période pré-christianisation) et un magnifique point de vue qui s’étend jusqu’à la Vieille Ville de Fianarantsoa. Cette randonnée croise une imposante pierre levée de plus de 8m de hauteur (édifice cultuel à la mémoire des ancêtres). 1 journée complète.
Les cavernes de Mitongoa, à 15km à l’Est de Fianarantsoa par une piste. 7 cavernes souterraines dont 3 sont accessibles. Cette excursion nécessite une bonne condition physique. Cette randonnée se termine au sommet de la montagne de Mitongoa d’où l’on jouit d’une vue à 360° sur la plantation de Sahambavy, la rivière Matsiatra, les rizières… Au sommet, un étrange tombeau royal inachevé. 1 journée complète.
Tourisme solidaire. A 3km de Fianarantsoa, ascension de la montagne Vatosola. 1 journée avec repas chez l’habitant. Thème : découverte de la riziculture.
A noter que plusieurs habitants (notamment dans la Vieille Ville) accueillent des visiteurs.
A l’Est d’Ambalavao, dans la région d’Ambohimahamasina (trekks possible sur 2 à 4 jours avec hébergement chez l’habitant, découverte d’ateliers de tissage, de forgeron, de vannerie…).
De très nombreux gîtes ont été aménagés avec un confort, certes rudimentaire, mais propre et acceptable. Les villageois ont reçu des formations à l’accueil, à la préparation des repas avec quelques normes d’hygiène qui garantissent des moments inoubliables sans risques majeurs. |
Magazine No 07 - Janvier 2010 |
Aux portes d’Antananarivo
NATURE ET CULTURE EN ITASY |
Au cœur de la grande île, la région volcanique de l'Itasy offre l'opportunité de découvrir d'attachants vestiges d'un passé historique qui remonte jusqu'au XVII ème siècle ainsi que de superbes paysages parcourus par une multitude de cours d'eau et ponctués d'une quarantaine de lacs. L'atout touristique majeur de l’Itasy consiste en sa proximité immédiate de la capitale malgache dont elle n'est séparée que par quelques kilomètres.
Transitant par Antananarivo, il est incontournable de consacrer un minimum de 2 jours à la découverte de sites fortifiés, de villages d'artisans et d'activités rurales. Un séjour prolongé permettra de profiter des nombreuses activités sportives,dont une multitude de treks et balades, qui peuvent s'exercer en Itasy : " Destination Volcanique ".
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Rova et sites historiques |
Lacs, chutes et geysers |
A moins d’une heure de route d’Antananarivo, le Rova d’Antongona constitue une très agréable excursion facile d’accès. La vaste esplanade herbeuse qui fait office de parking est bordée d’une forêt de pins avec des bancs aménagés qui permettent de pique-niquer. Dès le début de la randonnée, l’on aperçoit les habitations perchées sur un immense rocher qui surplombe le reste du paysage. Le sentier qui permet d’accéder au sommet en une petite heure, traverse rizières et champs de manioc. Le chemin serpente entre une paroi rocheuse et des murs d’enceinte édifiés il y a 150 ans (fossés et portes en pierre). Tout au long de cette courte et facile ascension, on embrasse l’immensité de l’Imerina et son patchwork composé de collines rouges, de rizières verdoyantes et de villages traditionnels. Au sommet, à plus de 1500m d’altitude, l’on découvre deux cases royales qui abritent un musée (nombreux objets ayant appartenu au Roi Andriambahoaka). Des guides relatent les nombreuses légendes et faits historiques réels qui eurent pour décor ce site grandiose.
L’Itasy est parsemé de sites historiques qui, s’ils sont rarement aussi bien préservés et spectaculaires que le Rova d’Antongona, permettent toujours de découvrir des lieux, souvent hauts perchés, et les paysages luxuriants qui les accompagnent :
Ankadivory (village fortifié près de Mandrosoa, au sud d’Imerintsiatosika,) et Ambatonandriana (rocher et sa porte d’entrée).
Le tombeau d’Ampasamanatongotra (11km de Miarinarivo vers Analavory).
Ambohiniazy (îlot surmonté d’une « tranomanara », petite maison où se pratiquent des rites cultuels) au sud de Miarinarivo et Manazary.
« Tranomanara » d’Andriamary (au sud de Soavimbazaha).
Appuyé par la Région Aquitaine, l’ORTITA forme des guides et matérialise les sentiers afin de faciliter la découverte des nombreux sites historiques et cultuels méconnus.
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Les chutes de la Lily
Entre Analavory et Ampefy, une piste d’environ 10km vers l’ouest permet d’accéder à un site sauvage et préservé au long de la rivière Lily. L’accès permet de découvrir des villages caractéristiques des Hautes Terres, au sein de paysages ponctués par les dômes de volcans éteints. Les chutes de la Lily (10mn de marche du parking) d’une vingtaine de mètres de hauteur, que l’on découvre de nombreux points de vue, constituent le point de départ de plusieurs randonnées. Celle qui longe la rivière permet, après une demi-heure, d’accéder aux deuxièmes chutes. De nombreux sisals (variété d’Agave) peuplent les berges où s’épanouissent également des poinsettias (aux bractées rougissantes), d’imposants palmiers raphia…Les eaux torrentueuses, parfaitement limpides en saison sèche, s’écoulent parmi les roches noires basaltiques.
Proches des chutes, des aménagements permettent de se rafraîchir et de se restaurer légèrement.
Les Geysers d’Analavory
C’est à quelques kilomètres de la RN1, à la sortie ouest d’Analavory que l’on peut visiter un intéressant et surprenant site géologique composé de plusieurs geysers qui émergent jusqu’à plus de 3m de hauteur. Des résurgences d’eaux, extrêmement minéralisées, notamment en fer (qui procure une coloration rouge) et souffre (jaune) ont formé au fil du temps des concrétions multicolores. De petites stalactites aux couleurs chaudes se sont formées jusqu’aux abords de la rivière offrant un étrange spectacle. Les eaux émergent des entrailles de la terre en plusieurs points très proches les uns des autres. Rafraîchissement. Parking. Droits d’entrée : 2 000 Ar / personne
Le Lac Itasy et ses îlots
Il y aurait environ 8 000 ans, une coulée de lave qui fit office de barrage naturel d’une vallée fut à l’origine de ce lac de 45km² (parmi les trois plus grands lacs de Madagascar) sur lequel règne une intense activité de pêche traditionnelle. Baroas, carpes et tilapias abondent dans ces eaux fertilisant de vastes plaines rizicoles. Rizières et cultures maraîchères abondent notamment sur la partie ouest du lac. Nombreuses randonnées possibles à la découverte des activités rurales. Plusieurs promenades en pirogue peuvent également être proposées.
Le contour très découpé de ce lac a créé de véritables péninsules. L’îlot de la Vierge est le plus visité. Il est accessible par une piste qui serpente en colimaçon jusqu’à son sommet d’où l’on jouit d’une vue panoramique sur les 3 600 ha de ce lac. D’un observatoire, en forme d’autel édifié à la gloire de la Vierge Marie, l’on découvre l’animation qui règne sur le lac et ses rives.
Restaurants, gîtes et plages aménagées permettent de profiter pleinement de cet endroit à la fois calme et majestueux.
Le lac Kavitaha
Ce magnifique petit lac de cratère est alimenté, en saison des pluies, par les eaux du lac Itasy. Ces deux lacs communiquent alors par de magnifiques cascades. Il est aisé de faire le tour du lac Kavitaha et s’offrir ainsi une vue panoramique de ses rives sur lesquelles est nichée la petite ville d’Ampefy. Les alentours du lac Kavitaha sont très boisés.
Possibilité de louer de petites embarcations ou pédalos et d’y pêcher. |
Les activités agricoles... |
… et artisanales |
L’immense majorité de la population de l’Itasy vit de prospères et très variées activités agricoles. En toute saison, il est possible d’observer les travaux des champs qui offrent des scènes « hautes en couleur ». Le climat des Hautes Terres, associé aux qualités pédologiques des sols volcaniques de l’Itasy, permet de cultiver la quasi-totalité des fruits et légumes des zones tempérées ainsi que ceux des zones tropicales. Haricot vert et mangues, tomates et pok-pok poussent sur les mêmes parcelles. Les producteurs présentent les fruits de leurs récoltes sur le bord des routes où il est possible de déguster sur place de délicieux ananas ou de succulentes papayes.
Mention particulière pour le café : l’Itasy voit s’épanouir différentes variétés d’arabica dont une « l’Arabica Elita de Soavinandriana » est réputée parmi les meilleurs cafés au monde. Il est possible de visiter la Ferme Elita d’une superficie de 150ha (un million d’arbres plantés dont
70 000 caféiers) située à 1,5km du centre de Soavinandriana afin d’appréhender toutes les étapes de la culture du café.
L’élevage extensif de zébus offre des spectacles extrêmement bucoliques. Les immenses foires aux zébus du lundi à Ambatonapoaka et mercredi à Imerintsiatosika sont incontournables. Il convient de flâner également sur les marchés où se côtoient produits maraîchers, poissons du lac Itasy, fruits et légumes mais aussi artisanat, matériels agricoles…Chaque jour de la semaine se tient un marché : lundi à Soavinandriana, mardi à Analavory, mercredi à Miarinarivo, jeudi à Amparihy (entre Soavinandriana et Ampefy) et vendredi à Arivonimamo. Manger un plat traditionnel malgache dans les petits « hotely » qui jouxtent ces marchés, fait partie du plaisir de ces découvertes authentiques. |
Un véritable circuit des artisans peut être parcouru aux alentours d’Imerintsiatosika. Travail de la corne (une trentaine d’ateliers travaillent les cornes de zébus dans cette localité), fabriques de charrettes à zébus, ateliers de vannerie (à partir de joncs qui proviennent de la côte Est) ou de jouets (à partir de matériaux de récupération : boîtes de conserve…).
La sculpture sur bois est également pratiquée par de nombreux artisans ainsi que celle de la pierre : aux abords des chutes de la Lily, on peut découvrir ces créations taillées dans de la pierre ponce (pierre d’origine volcanique).
La principale et exceptionnelle activité artisanale à découvrir en Itasy demeure cependant celle de la filière soie sauvage. Si la soie naturelle est connue et développée dans le monde entier, Madagascar présente cette particularité d’offrir deux types de soie. La soie sauvage est issue du grand cocon d’un bombyx totalement endémique de la Grande Ile qui ne s’épanouit que dans les forêts de tapia. L’Itasy abrite 40 000 ha de cet arbre magnifique. Le tissage artisanal des « lambas » (tissus prisés par les plus grands couturiers), à partir de petits métiers à tisser de fabrication locale, peut s’observer au sein de différents villages. A Antsapanimahazo (9 km d’Arivonimamo, accessible à partir de la RN1 après 20mn de piste et 10mn de marche), l’accueil est particulièrement chaleureux. Traversée de la forêt de tapia, découverte des différentes étapes (cuisson des cocons, filature, tissage…) et possibilité d’acheter sur place de magnifiques étoffes.
Contact : Mr Clément RAZAFIARISON - Pdt de l’union des acteurs de la filière Soie-Itasy (VMSL). Tél. : (261 32) 02 548 41 / (261 34) 17 697 63
Cette association villageoise organise des circuits à la découverte de l’Itasy : sites touristiques, circuit des artisans (filière soie naturelle et sauvage) découverte des us, coutumes et activités cultuelles…
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Attractions et loisirs sportifs |
Aux portes de l’Itasy (20km d’Antananarivo), le Lemurs’ Park permet de découvrir aisément 9 espèces de lémuriens dans un cadre champêtre. Cette réserve privée, zoologique (tortues, caméléons…) et botanique (pachypodiums, palmier cicas…) de 4 ha constitue une très agréable étape de quelques heures. Restauration (sur réservation) en terrasse avec vue sur la rivière Katsaoka et les paysages traditionnels des Hautes Terres.
Treks ou simples balades constituent les principales activités sportives à la découverte de cet immense territoire. Parmi les excursions les plus remarquables:
Le sommet de la montagne d’Ambohimiangara (1846m) qui domine tout le paysage et peut être atteint lors d’un circuit d’environ 5heures (10km – 500m de dénivelé) à partir de Miarinarivo. Pachypodiums, aloès et orchidées se rencontrent lors de l’ascension.
Ambohitriririnina qui culmine à 1337m (à une dizaine de kilomètres d’Analavory, 3h de marche) permet la découverte de nombreux lacs dont celui d’Andranomena.
Le rocher d’Ambatomanjaka (14km au nord de Miarinarivo, 1h30 d’excursion) et ses vestiges de fossés et murailles.
Le mont de Marie Reine Ambohitrimarimanjaka (25km au sud d’Ampefy) promontoire rocheux où est édifiée une statue de la Vierge Marie.
Outre les sites touristiques déjà décrits, les lacs d’origine volcanique ou le sommet des cratères constituent souvent le but des randonnées. Citons parmi les plus beaux et les plus accessibles :
Le lac de cratère d’Andranotoraha (entre Ampefy et Soavinandriana. PK 14 - 1,5km d’ascension que les enfants du village se feront un plaisir de parcourir en votre compagnie).
Le lac d’Andranomena au nord des geysers d’Analavory
Le lac de cratère d’Andranotoaraha (au nord est d’Analavory) aux eaux transparentes, havre de colonies de canards sauvages.
Le lac de cratère d’Andranoratsy (2,5km au sud d’Analavory) 1km de marche, vers l’Est, à partir de la route qui conduit jusqu’à Ampefy.
La cascade d’Andriambola au sud de Miarinarivo (1h de marche aller-retour) et les vestiges d’un village fortifié.
La pêche peut se pratiquer sur de petits lacs naturels ou artificiels (ferme Elita) ou sur le lac Itasy qui offre également l’opportunité de quelques activités nautiques (base nautique avec plage près de l’îlot de la Vierge).
Les innombrables pistes qui sillonnent l’Itasy semblent avoir été tracés pour les amateurs de moto ou de VTT. Des circuits VTT sur plusieurs jours peuvent être organisés avec bivouac, notamment autour du lac Itasy à partir de Miarinarivo. Plusieurs hôtels d’Ampefy louent des VTT.
Des raids moto sont organisés à partir d’Antananarivo à la découverte de l’Itasy.Le karting peut se pratiquer au sein d’installations parfaitement aménagées à Imerintsiatosika. Des prestataires spécialisés organisent des descentes de la Lily en rafting (saison des hautes eaux de janvier à avril). Analavory est un site de pratique de deltaplane. Une école de parapente existe désormais à Ampefy où l’on peut pratiquer également de l’accro-branche.
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L’Itasy constitue une région privilégiée pour tous ceux qui rêvent de s’imprégner des réalités de la vie quotidienne malgache ou veulent profiter pleinement d’une nature préservée et authentique en dehors des sentiers les plus parcourus.
Destination à recommander aux hommes d’affaire en séjour à Antananarivo qui ne disposent que de quelques jours (ou quelques heures) pour découvrir Madagascar.
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Magazine No 06 - Septembre 2009 |
Mahajanga : ENTRE MER ET FORÊTS |
Située sur la côte Nord-Ouest de Madagascar, à l’embouchure du fleuve Betsiboka et le long des rivages du canal du Mozambique, la ville de Mahajanga est particulièrement accessible.
Plusieurs compagnies aériennes desservent son aéroport international. Les 580km de route goudronnée la séparant d’Antananarivo, se parcourent aisément en 8h à 9h.
Ancienne capitale du royaume Sakalava (peuple implanté sur tout l’Ouest de Madagascar), Mahajanga est chargée d’histoire et demeure, forte de ses 250 000 habitants, une ville très animée, cosmopolite et accueillante. Son surnom de « ville des fleurs » viendrait du Swahili « Mji angaia » parlé par des marchands arabes comoriens métissés à des africains qui, dès le XVIIème siècle, s’y établirent.
Mahajanga (Majunga) bénéficie d’une bonne capacité hôtelière de qualité ainsi que d’un ensoleillement exceptionnel qui permettent de découvrir dans les meilleures conditions et à longueur d’année, les nombreux atouts touristiques situés en sa périphérie immédiate. |
La ville |
Les plages |
De nombreux vestiges du passé colonial mais aussi, et surtout, des influences indo-arabes se découvrent aisément en parcourant la ville. Vastes maisons à étages et colonnades, dotées de magnifiques portes sculptées importées du continent indien au XIXème siècle, églises et mosquées, jardins, esplanades et vastes avenues caractérisent la ville.
Véritable emblème de Mahajanga, un baobab géant (Adansonia digitata) de plus de 20m de circonférence et plusieurs fois centenaire trône sur le front de mer. Cette promenade, parfaitement aménagée, est particulièrement animée le soir venu lorsque les vendeurs de « mosakiky » (brochettes de zébus grillées) s’y installent. Le Jardin Damour situé à quelques centaines de mètres, plus haut sur la corniche, est un lieu agréable d’où l’on jouit du spectacle des fabuleux couchers de soleil sur le canal du Mozambique. Le port aux boutres est incontournable. Il convient de s’y rendre plusieurs fois durant son séjour, le matin de bonne heure et le soir au soleil couchant.

Le chargement d’une multitude de denrées à bord des grandesgoélettes aux voiles déployées constitue un spectacle « haut en couleurs ». Les marchés sont très nombreux. Récemment réhabilités, ils permettent de découvrir toutes les richesses de ce qui fut le premier comptoir commercial de la grande île et demeure le deuxième port du pays : étals chargés de poissons et crustacés, de fruits (mangues, arachides, noix de cajous…)et légumes mais aussi stands artisanaux (avec, notamment,des créations à base de raphia) qui offrent une multitude de sujets pour les photographes.
Le centre ville se parcourt à pied ou en pousse-pousse (prixmodeste). Il est possible de louer des taxis à la journée ou ½ journée entre 40 000 Ariary et 75 000 Ariary. Des guides peuvent vous accompagner (32 000 Ariary/jour). Renseignement à l’Office Régional du Tourisme. |
Mahajanga présente cette particularité, rare à Madagascar, de posséder une belle plage en centre ville. La plage dite du « Village touristique » a été récemment nettoyée et aménagée (parasols) par l’Office Régional du Tourisme. Du Sud au Nord, en l’espace de quelques kilomètres se succèdent plusieurs plages toutes plus belles les unes que les autres. Petite plage à Amborovy bordée de filaos, plage du Grand Pavois (10km), plage d’Ampazony (15km). Plus l’on s’éloigne de l’embouchure de la Betsiboka et plus les eaux sont claires. La plus sauvage et préservée est incontestablement celle d’Antsanitia que l’on peut atteindre en 40mn à partir de l’aéroport par une piste qui traverse d’immenses savanes et de petits villages de pêcheurs blottis à l’ombre des manguiers. Les points de vue sur le canal du Mozambique se succèdent avec, en premier plan, les majestueux palmiers « satrana ». La plage d’Antsanitia se prolonge de part et d’autre de l’embouchure de la rivière Morira bordée par de petits massifs forestiers (lémuriens microcébus et fulvus fulvus, caméléons…) et une très étendue mangrove.
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Les cirques rouges |
Différents « cirques » résultant de l’érosion intensive des sols constitués de plusieurs couches alternatives de grès de différentes couleurs (vert et rose pastels, ocre, jaune vif et sanguine) représentent autant de curiosités à visiter, tout particulièrement en fin d’après-midi. Le cirque rouge du Grand Pavois à 12km du centre ville (compter 30mn en voiture légère) est le plus connu et le plus facilement accessible. Une belle végétation composée notamment de Ravinala Madagascariensis occupe les bas fonds de cet amphithéâtre minéral où une rivière rejoint la mer. Un peu plus au Nord, le cirque rouge d’Ampazony est particulièrement fréquenté par les « quadeurs ». Ces terres sont habilement utilisées par des artisans qui en remplissent des bouteilles dessinant des motifs colorés. Plusieurs ateliers peuvent se visiter sur la piste qui mène aux plages d’Amborovy, du Grand Pavois et de son cirque rouge.

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La Baie de Bombetoka |
La nouvelle Aire Protégée Bombetoka-Belemboka (85 000ha) est également accessible et visitable en une journée au départ de Mahajanga. Les 22 îlots recouverts par une vaste mangrove qui occupent le delta de la Betsiboka ne se trouvent qu’à 20km à vol d’oiseau de Mahajanga. L’embarquement s’effectue idéalement à Boanamary à 35km de la ville (dont une quinzaine de kilomètres de piste praticable en toutes saisons). Cet espace naturel présente deux sites d’intérêt écotouristique majeur : - Un chapelet d’îles (pouvant atteindre plusieurs kilomètres) formé par les dépôts des alluvions de la Betsiboka où s’épanouissent plusieurs variétés de palétuviers et qui représentent un spot d’observation d’une très riche avifaune (60 espèces d’oiseaux aquatiques) : ibis sacré, flamants roses, hérons, spatules, aigrettes, canards (sarcelles de Bernier), sterne, échassiers, Pygargue de Madagascar (aigle pêcheur)…
- Des fragments de forêts sèches sur la rive Ouest de la Betsiboka. A partir du village de Mahataitromby, une randonnée d’environ 3h permet de traverser la mangrove, des zones de savane et des forêts sèches où vivent plusieurs espèces de lémuriens facilement observables : Eulémur rufus, Propithèque couronné, Eulémur Mongoz, Lépilémurs, Microcèbes… Ces deux sites peuvent aisément se parcourir en une journée avec halte repas organisée par les habitants du village de Mahataitromby.
Taxi brousse Mahajanga – Boanamary : 2 500 Ariary. Location de pirogue à la journée : 30 000 Ariary. Guide à la journée : 7 000 Ariary. Il est également possible de louer une vedette à moteur au départ de Boanamary (ou de Mahajanga). Renseignements auprès de l’ONG Fanamby pour l’organisation de la journée. |
Katsepy |
Lac sacré de Mangatsa |
Situé sur la rive sud de l’estuaire de la Betsiboka, accessible grâce à un bac depuis le quai Barriquand à Mahajanga (compter 1h de traversée au prix de 2 000 Ariary/personne), le petit village de pêcheurs de Katsepy et ses environs représentent un lieu d’excursion agréable. Vaste cocoteraie, promenade jusqu’au phare (distant de 7km) d’où l’on jouit d’une vue panoramique sur l’embouchure de la Betsiboka. Si les baignades ne sont guère recommandées (eaux troubles dues aux alluvions), une mine de célestine (cristaux riches en facettes et de couleur bleue) ainsi qu’une petite forêt qui abrite une espèce de lémurien Sifaka méritent la visite. Sur les plages se rencontrent fréquemment des périophtalmes : créatures mi-poissons mi-amphibiens.
Possibilité de rejoindre, en 4 x 4, à environ 30km kilomètres le village de Mahataitromby et ses forêts (frais de transport par bac 20 000 Ariary/ véhicule). |
Situé à 15km de Mahajanga par une piste qui débute à l’aéroport, le lac sacré de Mangatsa est un lieu magique. Cette petite pièce d’eau est entourée d’une abondante végétation dont, notamment, de magnifiques Sohihy (arbre de type saule pleureur). Les eaux translucides d’un vert turquoise permettent d’observer aisément de magnifiques et impressionnantes carpes et anguilles qui véhiculent l’âme des anciens Rois Sakalava… Des arbres sacrés, objets de dévotion, sont parés de lambas rouges et blancs et de crânes de zébus. Quelques crocodiles dans un bassin en contrebas complètent la visite. Possibilité de prolonger facilement cette excursion jusqu’à la plage d’Antsanitia toute proche.

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Grottes d’Anjohibe |
Parc National d’Ankarafantsika |
Accessibles d’avril à octobre après 3h de 4 x 4 par une piste sportive (75km de piste précédés de 18km de route bitumée - RN4) qui traverse savanes et plantations d’anacardiers (noix de cajou), les grottes d’Anjohibe représentent un réseau de plusieurs salles communicantes entre elles sur plusieurs kilomètres : nombreuses concrétions calcaires formant d’imposantes stalactites et stalagmites pouvant dépasser les 10m de hauteur. Le site est complété par une piscine naturelle : le lac d’Andranojoby qui peut atteindre 2m de profondeur et se déverse en aval par des chutes qui offrent un dénivelé de 20m. Ce véritable oasis est entouré d’une forêt qui abrite des lémuriens, Propithèques coquereli, qui viennent facilement à la rencontre des visiteurs.
Il est possible de rejoindre les grottes en avion léger. Il est également possible d’y bivouaquer afin de profiter pleinement de l’aspect extrêmement reposant des lieux.

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A moins de 2h de Mahajanga (114km), le Parc National d’Ankarafantsika qui est traversé par la Route Nationale 4 représente l’un des principaux attraits de la région Boeny. Le Parc d’Ankarafantsika géré par Madagascar National Parks offre, sur plus de 130 000ha, tout un ensemble d’écosystèmes et formations géologiques différentes.
Savane peuplée de baobabs (Adansonia Madagascariensis Boinensis) et palmiers raphias, forêts humides et forêt dense sèche semi-caducifoliée abritant de très nombreux oiseaux (129 espèces recensées, 66 endémiques dont l’aigle pêcheur de Madagascar Haliaeetus vociferoides), lémuriens (8 espèces), batraciens et reptiles. Canyon d’Ankarokaroka, aux terres multicolores et cheminées de fées ainsi que des lacs (lac Ravelobe – 27ha) et marécages qui sont fréquentés par un très grand nombre d’oiseaux aquatiques dont plusieurs espèces d’hérons. Il est possible dans la journée de parcourir le canyon (accessible en 4 x 4), le circuit Coquereli (du nom d’un beau propithèque au pelage blanc et roux) 2km, 2h à 3h ,
très facile et de se promener sur le lac Ravelobe grâce à une embarcation à moteur particulièrement adaptée. Le Parc dispose d’infrastructures d’accueil (7 bungalows, 6 chambres, restaurant, aire de camping) pour ceux qui voudraient y séjourner plus longtemps ou y feraient étape entre Antananarivo et Mahajanga.

Droit d’entrée : 25 000 Ariary/ personne pour 1 journée Frais de guidage : 15000 Ariary/ jour jusqu’à 5 personnes
Guidage en bateau : 50 000 Ariary pour 1 à 2 personnes (tarif dégressif groupe) Accès canyon en voiture : 50 000 Ariary pour 1 à 2 personnes (tarif dégressif groupe) |
Si les environs immédiats de Mahajanga se prêtent admirablement aux plaisirs balnéaires ainsi qu’à la découverte des paysages, de la flore et faune locale (véritable paradis du « birdwatching »), ils constituent également des terres d’aventures pour les loisirs hautement sportifs : de la pêche au gros aux randonnées en quads ou jet ski.
Plusieurs prestataires locaux permettent de découvrir les autres sites exceptionnels de la région Boeny que sont le lac Kinkony ainsi que les Parcs Nationaux de la Baie de Baly et des Tsingy de Namoroka (survol possible en avion léger) dotés d’une biodiversité exceptionnelle.
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Magazine No 05 - Mai 2009 |
Région SAVA : L’AGROTOURISME EN FER DE LANCE |
La Région SAVA (abréviation de Sambava, Antalaha, Vohémar et Andapa) bénéficiant d’un climat sub-équatorial et d’une pluviométrie bien répartie, abrite près de 70% des forêts primaires de Madagascar. Son joyau est constitué par le Parc National du Marojejy qui s’étale sur plus de 60 000Ha et une altitude qui oscille de 75m à … 2133m (Pic Marojejy) : caméléons, reptiles et batraciens abondent. Le Parc National du Marojejy est peuplé de plus de 100 espèces d’oiseaux et de nombreuses espèces de lémuriens dont le superbe propithèque soyeux (Simpona). D’immenses plages constituent également un intérêt touristique majeur.
La verdoyante région SAVA permet de découvrir de nombreuses activités agricoles et agro-industrielles, en particulier la vanille dont elle fournit plus de la moitié de la production mondiale. La vanille est la seule orchidée, parmi 28 000 espèces, à produire un fruit. Sa culture, sa pollinisation et sa transformation constituent des spectacles à ne rater sous aucun prétexte. . |
Découvertes de la vanille |
La cocoteraie de Soavoanio |
Originaire du sud Mexique, la vanille (vanilla planifolia) s’est particulièrement épanouie dans la région SAVA qui en produit plus de 1 000 tonnes par an. Les fleurs de vanille sont fécondées d’octobre à décembre et la récolte des gousses s’effectue principalement de mai à août. A cette époque, toute la région est parfumée par les gousses qui s’étalent au soleil. Cette liane qui peut atteindre 10m de long dispose de fleurs qui sont fécondées à la main par d’habiles « marieuses ».
La visite des plantations de vanille qui permettra d’observer quelques étapes du calendrier cultural ou des premières transformations (échaudage, séchage au soleil..) ainsi que des immenses magasins où s’effectuent le tri et le stockage sont autant d’excursions hautes en couleurs et senteurs. De sa floraison jusqu’à son embarquement, une gousse passe entre les mains d’une trentaine de personnes. La culture et la préparation de la vanille constituent un véritable travail de fourmis.
A Sambava, différents sites permettent d’observer les nombreuses étapes culturales de la vanille. Quelques adresses :
- Circuit botanique aux alentours du lac Antohomaro (5Km au Sud de la ville) : outre la plantation de vanille, cette propriété privée abrite plusieurs variétés botaniques caractéristiques de la région (plantes médicinales et nombreux arbres fruitiers) et plusieurs variétés de vanille du genre vanilla parmi les 6 endémiques de Madagascar qui présentent la particularité de se polliniser elles-mêmes (mais dont les fruits ne sont pas aromatiques).
Claude ANDRÉAS - Hôtel Las Palmas
Tél. : (261 32) 05 145 76
laspalmas.hotel@gmail.com
- Vanille Mad (sortie Nord de la ville) : L’un des principaux exportateurs malgaches de vanille dispose de vastes installations aux normes européennes. Production de vanille certifiée bio (Ecocert) et bio-équitable.
De juillet à décembre jusqu’à 600 personnes travaillent sur le site aux différentes étapes de la transformation de la vanille verte jusqu’à la vanille conditionnée. Visite guidée : droit d’entrée 5 000 Ariary/personne.
Tél. : (261 20) 88 923 36
rene@trimeta.mg
www.trimetagroup.com
- La Maison de la vanille (100m du marché d’Antanifotsy) : visite d’un atelier traditionnel de traitement de la vanille. Show-room – vente de vanille conditionnée dans de multiples emballages originaux.
Joséphine MAC HARITIANA
Tél. : (261 32) 07 145 30
josephine.m@moov.mg
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A 5Km au sud de Sambava l’on visitera en priorité la parcelle III d’un ensemble qui représente près de 5 000Ha plantés de cocotiers. La cocoteraie industrielle de la Soavoanio est renommée pour sa production de semences hybrides performantes, issues du croisement entre cocotiers nains de Malaisie et grands cocotiers de l’Ouest africain, dans le but d’améliorer leur productivité en huile. 1 000 employés produisent environ 30 millions de noix de cocos transformés en Coprah, huile de coco et tourteaux. Situé en bord de mer, les balades dans la cocoteraie de Soavoanio sont très agréables. Les alignements de cocotiers (alternance de cocotiers nains et grands cocotiers) sont majestueux. Les spectacles offerts par le personnel (notamment les castreurs qui « émasculent » les fleurs mâles) sont enrichissants. Le germoir et la pépinière sont installés dans un somptueux décor dominé par le massif du Marojejy.
Visite guidée : droit d’entrée 5 000 Ariary/personne
Tél. : (261 20) 88 966 35 / (261 32) 04 871 40
contact@soavoanio.mg
www.soavoanio.mg
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Agroforesterie sur « Ma colline » |
« Ma colline » est située à 3Km au Nord d’Antalaha (RN 5a Antalaha – Sambava). Véritable écomusée des richesses forestières malgaches, la visite de cette réserve privée permet de découvrir l’essentiel des essences précieuses et semi-précieuses des forêts humides du littoral Est : Ebène, Bois de rose, Palissandre… Le plus remarquable est que « Ma colline » est un grenier de semences qui, une fois sélectionnées, sont mises en pépinière et participent à d’importants plans de reboisement. A « Ma colline », on dénombre plus de 500 espèces qui produiront des semences. Il est à noter que la pépinière participe, tant du point de vue pédagogique que financier, au fonctionnement d’une « école verte » qui forme les jeunes aux techniques agricoles et sylvicoles. Situé dans le cadre d’une léproserie, ce projet solidaire est soutenu par CALA France.
L’accès à « Ma colline » s’effectue soit par la route (10mn du centre d’Antalaha) soit à l’issue d’une petite marche de 5Km (à travers les rizières) suivie d’une descente en pirogue jusqu’à un village de pêcheurs point de départ d’une ascension (facile – sentiers bien aménagés) et d’une randonnée d’environ 1h30. Outre les essences rares (impressionnant canarium madagascariensis, ficus…), on découvre une grande variété d’arbres fruitiers, épices et plantes médicinales. Planter son arbre au sommet de la colline d’où l’on jouit d’une vue très étendue sur la rivière Ankavanana peut s’avérer une expérience qui laissera un excellent souvenir. Le circuit peut être complété par un pique-nique, soit sur le site de « Ma colline » soit sur le site de « Belle Rose » tout proche (belle végétation, lagon, grande plage et baignade recommandée).
Marie Hélène KAM HYO
Tél. : (261 30) 07 161 01
mhkz41@yahoo.fr
www.calamada.org
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Epices et plantes aromatiques à « Ambohimanitra » |
Une plantation semi-industrielle de vanille située à mi-chemin entre Sambava et Antalaha, a été en partie reconvertie et replantée de différentes épices.
Ambohimanitra, « La colline aux mille parfums », propriété d’une centaine d’Ha (dont 30Ha de vanille) permet de s’initier à la culture de l’Ylang-Ylang, café, cannelle, poivre, girofle, baie rose…
Une belle habitation de type colonial en brique trône au sommet de la colline et offre une vue superbe sur l’Océan Indien avec la propriété au premier plan.
Des excursions d’une journée permettent de parcourir la propriété, de déjeuner sur place et de profiter des joies de l’océan sur un site balnéaire tout proche. Possibilité d'insérer ce circuit dans des itinéraires Vanille en complément des visites d'ateliers, de l'immersion dans les villages typiquement malgaches et des visites de plantations traditionnelles.
Soaland Discovery
Tél. : (261 20) 22 220 55
sldiscovery@moov.mg
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Riziculture à Andapa |

La cuvette d’Andapa qui s’étale au pied du massif du Marojejy (120Km de Sambava – 2h30 par une très belle route de montagne entièrement goudronnée) permet de découvrir les activités rizicoles indissociables de la vie de l’ensemble de la population malgache. Située à 6Km du centre ville d’Andapa, la Réserve Naturelle d’Antanetiambo offre l’opportunité, grâce à des guides expérimentés originaires de la région d’appréhender les valeurs et particularités culturelles d’une population Tsimihety qui excelle dans la riziculture. Une journée doit être idéalement consacrée à cette excursion ponctuée par un déjeuner chez l’habitant. En dehors de la découverte de différents types de culture du riz (dont de vastes systèmes d’irrigation ancestraux) ou d’autres pratiques agricoles (café, vanille…) l’excursion permet d’observer une faune très riche (nombreux oiseaux, batraciens et lémuriens) et même pratiquer la pêche à la ligne. La découverte d’activités piscicoles (élevage d’une espèce endémique de Tilapia à des fins de réintroduction en milieu naturel) est également possible aux portes d’Andapa.
Compter environ 100 000 Ariary pour 2 personnes (tout compris – guidage et repas du midi) pour l’excursion à la journée (8 à 10Km en terrain plat – très facile).
Eric MATHIEU Tél. : (261 32) 40 118 81
info@marojejy.com
www.marojejy.com |
Immersions villageoises |
Au Sud de la région, au départ d’Antalaha, le prestataire spécialisé Rando Run OI propose un circuit « aventures fluviales » le long de la rivière Ankavanana avec hébergement dans un confortable bungalow à Sarahandrano pouvant accueillir
6 personnes (deux chambres). Occasion d’appréhender les réalités de l’élevage extensif de zébus, de la culture traditionnelle et artisanale de la vanille et de nombreuses épices, de la collecte des fruits (mangue, litchi…).
Deux jours à partir de 180 000 Ariary/personne en pension complète avec transfert bateau et « marge solidaire » pour l’entretien d’une pépinière villageoise.
Rando Run OI
Tél. : (261 32) 05 618 74
Au Nord de la région, à Daraina (52Km de Vohémar en direction d’Ambilobe – 2h d’une piste sportive), l’ONG Fanamby qui œuvre pour la protection de la forêt d’Andranotsimaty (territoire du très rare propithèque de Tattersal), a favorisé le développement d’activités agricoles afin de procurer aux populations riveraines des revenus de substitution et limiter, ainsi, leur pression sur la forêt. Opportunité de découvrir des activités tels l’apiculture, le maraîchage et de nombreuses activités traditionnelles en lisière d’authentiques villages de brousse.
ONG Fanamby
Tél. : (261 20) 22 288 78
s.rajaobelina@fanamby.org.mg
www.fanamby.org.mg
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FESTIVANILLE : vendredi 30 octobre / dimanche 1er novembre 2009 à Sambava.
Colloques sur la vanille mais aussi visites touristiques et nombreuses animations.
Renseignements à l’ORT SAVA.
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Magazine No. 04 - Janvier 2009 |
Escale au royaume des baobabs |
Entre les Tsingy de Bemaraha, classés au patrimoine naturel mondial de l’UNESCO que l’on aborde idéalement à la suite d’une croisière fluviale sur la Tsiribihina ou la Manambola, jusqu’aux stations balnéaires de Morondava et Belo sur Mer, le Menabe Antimena (carte page 4) offre une grande diversité de paysages et attraits touristiques méconnus. Présentant une exceptionnelle biodiversité, très facilement accessible, le Menabe Antimena mérite de séjourner dans cette région qui s’étale sur à peine 50Km ou de prolonger un séjour à Morondava d’où tous ses sites peuvent, en effet, être visités dans la journée. |
Le Lac Bedo |
Le village des artisans |
Classé « site Ramsar » depuis le 13 mai 2007, ce lac qu’il est conseillé de visiter entre les mois de mars et juin (lorsqu’il offre sa plus vaste superficie qui frôle les 2000 ha) constitue un site majeur pour les birdwatchers : 34 espèces d’oiseaux dont les flamands roses, le canard Bernier (endémique de Madagascar), des hérons et une multitude d’oiseaux migrateurs… La rivière Mandroatsy qui alimente le lac et ses marais abrite une grande tortue d’eau douce et des crocodiles du Nil.
Les pourtours immédiats du lac sont peuplés de roseaux, carex et salicornes avec en arrière fond la forêt dense sèche où s’épanouissent les baobabs bouteilles (Andasonia fony). Cette forêt que l’on traverse en une vingtaine de minutes en quittant la « Route Nationale 8 A » (bonne piste) juste au Nord du village de Beroboka est le lieu idéal afin d’observer la tortue à queue plate totalement endémique du Menabe. Même en saison sèche le lieu demeure magique.
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Le village de Marofandilia est devenu célèbre par ses sculpteurs mais aussi ses vannières et brodeuses, regroupés au sein d’une association. Une charmante boutique, le long de la route nationale, présente l’ensemble des créations, aux formes épurées, de ces artistes sakalava (groupe ethnique qui peuple l’Ouest malgache) dont la sculpture constitue un mode d’expression ancestral. Ces créations qui ornaient autrefois les tombeaux symbolisent leurs croyances et leur attachement à la nature. Un vaste programme de formation et sensibilisation à l’environnement, encadré techniquement par l’ONG Fanamby et financé par Conservation International, garantit aujourd’hui que ses oeuvres ne sont réalisées qu’à partir de bois morts (ébène, palissandre, bois de rose). Leur achat contribue réellement à l’amélioration des conditions de vie de cette communauté villageoise et par conséquence directe à la protection de l’environnement. Il est aisé d’observer ces sculpteurs en action à l’ombre d’un baobab ou d’un immense tamarinier.
Pour découvrir les oeuvres sur le web www.fanamby-org.mg
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La forêt de Kirindy |
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Les 15 200 ha de la forêt dense sèche de Kirindy qui appartiennent à un ensemble de plus de 100 000 ha d’Aires Protégées gérées par l’ONG Fanamby, offrent plusieurs circuits à thèmes très variés. Il est à noter que cette forêt peut être parcourue en véhicule 4 x 4 jusqu’à un point culminant permettant d’englober en une vue panoramique l’ensemble du massif : ces sentiers longent des pièces d’eau (avifaune, batraciens, reptiles…). Des circuits privilégient l’observation des lémuriens dont le magnifique Sifaka, propithèque au pelage blanc ou le Gidro, Eulemur très facilement observable. Des randonnées nocturnes permettent de partir à la recherche du Microcébus berthae, le plus petit primate du monde, endémique du Menabe.
La forêt de Kirindy qui abrite le Centre National de Formation, d’Etudes et de Recherche en Environnement et Foresterie (CNFEREF) comporte également des sentiers botaniques et parcours sylvicoles (approche des techniques de reforestation). Quelques grands arbres dont le spectaculaire Commifora rivalisent avec plusieurs espèces de baobabs et hébergent le seul mammifère carnivore de Madagascar : le Fosa. Une structure d’hébergement (8 bungalows) dotée d’un service restauration permet de séjourner au sein de la forêt de Kirindy. Droit d’entrée : 15 500 Ariary (incluant les frais de guidage).
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L'allée des baobabs |
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Ce site touristique parmi les plus visités de Madagascar mérite à lui seul le détour. A toutes les heures et saisons, par tous les temps, l’allée des baobabs offre un spectacle à couper le souffle. Un alignement de quelques dizaines du plus majestueux parmi les 7 variétés de baobabs l’Adansonia grandidieri compose un paysage d’une élégance rare. Depuis le 28 juillet 2007, l’allée des baobabs est classée Aire Protégée Temporaire et un transfert de gestion aux communautés riveraines va permettre d’assurer l’accueil des visiteurs : entretien, aire de stationnement, centre d’interprétation, boutique artisanale…
L’allée des baobabs se situe à 19Km de Morondava. |
La Réserve Spéciale d’Andranomena... |
La Mangrove de Kivalo. |
Gérée par Madagascar National Parks, la Réserve Spéciale d’Andranomena longeant la RN 8 A est très facilement accessible. Cette forêt sèche s’étend sur des couches de sable perméable. La flore et la faune qui y survivent présentent une remarquable adaptation à un climat de transition entre tropical sec et sub-aride du Sud. Le circuit Antsarongaza (2h – très facile) se concentre sur la forêt : 3 espèces de baobabs, lémuriens… Le circuit des 4 lacs permet d’observer quantité d’oiseaux aquatiques ainsi que des baobabs amoureux, baobabs mâles, baobabs-familles… Pisteur : 4000 Ariary / circuit Droit d’entrée : adulte de 10.000Ar à 25.000Ar / personne (de 1 à 4 jours et plus).
Madagascar National Parks
Tél. (261 32) 05 531 26
angapmorondava@angap.mg
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Incontournable excursion qui permet de découvrir un tout autre aspect du Menabe Antimena, la visite de la mangrove s’effectue à partir du village de Mangily dont la rencontre avec ses habitants en constitue le premier attrait (nombreuses scènes « hautes en couleur »). La traversée de la mangrove en pirogue permet de découvrir ce précieux écosystème (lieu de reproduction de nombreuses espèces aquatiques) qui s’articule autour d’une abondante végétation composée de plusieurs variétés de palétuviers. Dans ce dédale de cours d’eau et lagunes, la « croisière » est ponctuée par l’observation d’une multitude d’oiseaux et des activités des pêcheurs traditionnels. Le terme de cette randonnée débouche sur d’imposantes dunes de sable qui ourlent les rives du canal du Mozambique. Le pique-nique sur d’immenses plages quasiment vierges, à l’ombre des cocotiers, est unique. Les rires des enfants, le son d’un Kabôsy (guitare de fabrication locale), les lambas multicolores des femmes qui vaquent à leurs occupations quotidiennes constituent de très authentiques animations. Une journée inoubliable. Piroguier et pirogue pour la journée : 10 000 Ariary.
Renseignements : ONG Fanamby
Tél. (261 32) 04 542 02
mahavy@fanamby.org.mg
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Le village de Mangily |
Outre les excursions dans la Mangrove, le village de Mangily est le point de départ de nombreux circuits et concentre maintes activités organisées par l’ONG Fanamby qui dispose, à sa proximité immédiate, d’un hébergement : Le « Fony Village Camp ». 11 circuits écotouristiques et thématiques. Nombreuses activités partagées avec la population : apprentissage de la vannerie, techniques de maquillage et tressage des cheveux Sakalava, pêche aux crabes dans la mangrove…les inconditionnels du coucher de soleil sur l’allée des baobabs pourront s’y rendre en charrette à zébus. Le camp situé à 37km de Morondava – environ 1h15 (abris-tentes, bungalows, restauration) est ouvert d’avril à décembre.
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Morondava, charmante capitale du Menabe est dotée d’une bonne capacité hôtelière. Les excursions vers les différents sites décrits pourront aisément être conjugés avec quelques loisirs balnéaires proposés par de confortables établissements.
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Magazine No. 03 - Septembre 2008 |
Nosy Be : destination verte |
Le réserve de Lokobe |
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Situé au Sud Est de Nosy Be, la presqu’île de Lokobe (véritable joyau naturel de l’île géré par l’Angap) est divisée en deux parties. L’une totalement préservée qui dispose du statut de Réserve Naturelle Intégrale mais qui sera très prochainement accessible au public et l’autre (partie Nord) qui offre des circuits à parcourir en 2 à 3h (facile – faible dénivelé). Cette forêt primaire permet d’observer quantité de lémuriens (diurnes et nocturnes), caméléons, oiseaux et reptiles (notamment d’impressionnants boas). La flore est extrêmement riche avec, en particulier, des palmiers totalement endémiques de Lokobe. Les paysages, sillonnés de très nombreux cours d’eaux, sont saisissants.
La Réserve est accessible soit par vedette rapide (20mn de traversée depuis Hell-Ville), soit en pirogue à partir du village d’Ambatozavavy (30mn de voiture d’Hell-Ville et 45mn de pirogue).
Il est préférable de s’adresser aux prestataires qui organisent cette incontournable excursion qui inclut très régulièrement le repas du midi (pris sur la plage), les frais de guidage et droits d’entrée.
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Excursions à Nosy Sakatia |
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Au large de la côte Ouest, la petite île sœur de Nosy Be dénommée « l’île aux orchidées » d’à peine 3km² - 20km d’Hell-Ville puis accessible après une très courte (15 mn) traversée en pirogue - offre la possibilité d’intéressantes excursions à la découverte d’une flore (palmiers et orchidées) et faune (caméléons, oiseaux) variées mais aussi de la vie quotidienne de ses habitants. Village de pêcheurs et activités agricoles (arbres fruitiers tropicaux, plantes médicinales) se découvrent en une excursion de moins de deux heures (très facile) ponctuée d’exceptionnels points de vue sur Nosy Be. Les excursions se terminent sur l’une des multiples petites criques ourlées de sable blanc.
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Circuits “Lémuriens” |
Outre la Réserve de Lokobe, deux petites îles permettent d’observer des lémuriens. Nosy Tanikely (à 45mn de bateau de Hell-Ville) surtout réputée pour ses exceptionnels fonds marins et Nosy Komba (20mn par bateau de Hell-ville). A noter que Nosy Komba permet des trekks de plusieurs heures (niveau moyen à difficile) qui conduisent jusqu’à son sommet d’où l’on jouit d’une vue grandiose sur Nosy Be et la grande terre. Découverte de petites distilleries artisanales, d’un monastère et autres vestiges coloniaux. Abondante végétation tropicale.
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Visite de distilleries d’Ylang Ylang... |
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Les plantations d’Ylang Ylang, « la fleur des fleurs » en Indonésien, recouvrent une partie non négligeable de Nosy Be qu’elles embaument de leurs incomparables senteurs. Les fleurs jaunes d’Ylang Ylang se ramassent à longueur d’année (mais principalement d’octobre à avril). A 20mn du centre d’Hell-Ville, la principale distillerie permet de s’initier aux secrets de fabrication des très recherchés, par les plus grands parfumeurs, extraits d’huiles essentielles. Cette distillerie produit également des huiles essentielles de poivre, jasmin, citronnelle, patchouli… La taille de l’Ylang Ylang lui confère un port surprenant. Les scènes de récolte par des femmes portant des lambas multicolores, offrent des spectacles inoubliables. |
... de cascades et arbres sacré. |
A moins de 30mn du centre d’Hell-Ville, de surprenants sites naturels et cultuels offrent de courtes mais très dépaysantes excursions. Une cascade sacrée (à quelques km d’Ambatoloaka à l’Ouest) très facilement accessible (5mn de marche) permet, outre le site objet de croyances et légendes, de découvrir quantité d’arbres fruitiers (manguiers, papayers…), poivriers, kapokiers… Le retour offre de superbes vues sur le port de plaisance du cratère.
Situé à équidistance d’Hell-Ville mais en direction de l’aéroport de Fascène, un majestueux ficus bengalensis semble composer à lui seul une forêt sacrée, comme en témoignent les offrandes à son pied principal. Site attachant au cœur de plantations de caféiers, anacardiers, manguiers, Ylang Ylang… |

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Trekks vers le Mont Passot... |
.. et les lacs volcaniques. |
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Accessible en 1/2h de route à partir de Hell-Ville (Ar 40 000 en taxi puis 2mn de marche), le point culminant de Nosy Be, 329m, est une excursion incontournable tout particulièrement à l’heure du coucher du soleil.
Avant d’accéder au sommet, traversée d’une rarissime forêt de tecks, et découverte de lacs volcaniques. Certains prestataires proposent une excursion d’1h30 environ jusqu’au sommet puis redescente à la nuit équipé d’une lampe frontale à la découverte des caméléons. Des trekks qui traversent, en 2 jours avec une nuit de bivouac, Nosy Be d’Est en Ouest passent par le Mont Passot. Traversée de forêts de Ravinala, points de vues sur la mer et en fin d’excursion … arrivée à Nosy Sakatia. |
Une dizaine de petits lacs volcaniques s’égrènent sur la superficie de Nosy Be notamment autour du Mont Passot. Quelques uns sont peuplés de crocodiles. Leurs berges sont toujours recouvertes d’une abondante végétation au sein de laquelle il est possible d’observer une multitude d’oiseaux. Outre les trekks, un bon moyen de parcourir le cœur de l’île (ses lacs volcaniques mais aussi ses villages) est le quad. Plusieurs prestataires organisent des randonnées quads d’une journée.
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Découverte de la mangrove |
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9 variétés de palétuviers poussent tout au long du littoral de Nosy Be (principalement au Nord et à l’Est) et constituent un fragile et précieux écosystème : la mangrove. Il est possible de parcourir les 30 000Ha de mangrove aux alentours du village d’Ambatozavavy (vers la presqu’île de Lokobe) ou dans la région Nord. Dans cette partie la plus septentrionale de Nosy Be, il est possible de sillonner la mangrove peuplée de multiples espèces marines et d’oiseaux, en pirogue. Des villages très reculés cultivent épices et vanille, distillent l’Ylang Ylang, travaillent le raphia et récoltent les abondants fruits sauvages (mangues, papayes, goyaves, noix de coco…). Des promenades pédestres permettent de découvrir toute cette vie villageoise totalement préservée. |
Parcours “sentiers botaniques” |
Différents lodges situés au centre de l’île se sont dotés de véritables arboretums, vergers tropicaux et sentiers botaniques, permettant la découverte de nombreuses espèces végétales, parfois issues de toutes les régions de Madagascar.
Les tours de l’île organisés par différentes prestations permettent de découvrir tous les sites décrits en ½ journée ou en une journée. Ces prestataires offrent des services de qualité tant du point de vue du transport que des guides-accompagnateurs. A partir de Ar 165 000 (pour deux personnes,
voiture légère, guide-accompagnateur, déjeuner et droits d’entrée compris).
Il est toutefois possible de louer un taxi à la journée (compter Ar 120 000) .
A partir de Nosy Be, il est également aisé de découvrir l’extrême Nord de Madagascar : Région de Diego Suarez, les Parcs Nationaux de la montagne d’Ambre et des tsingy de l’Ankarana gérés par l’Angap.
L’île aux parfums offre ainsi l’exceptionnelle opportunité de conjuguer plaisirs balnéaires et riches découvertes écotouristiques. |
| Magazine No. 02 - Mai 2008 |
La Baie de Diégo-Suarez : Aire de loisirs et terre d'aventures |
La plongée |
Promenades en mer |
Plusieurs sites permettent de plonger toute l’année dans des eaux claires et chaudes. Les plongées s’effectuent entre 10 et 30m sur des tombants et récifs coralliens situés entre 30mn à 40mn de la plage de Ramena (Le pain de sucre, l’île aux aigrettes, l’entrée de la passe) et 1 heure aller-retour (baie des cailloux blancs). Une centaine d’épaves bien habillées d’une abondante flore et faune corallienne : corail boule, bouquet, cerveau… et demoiselles, mérous, napoléons, tortues, raies, dauphins et petits requins…
Instructeurs PADI, TDI et Instructor Emergency Trust Réponse. Equipements Scubapro. Location de matériels (26 000 Ariary /plongée). Sortie complète (bateau, marin, matériel) : 91 000 Ariary – forfait 10 plongées 780 000 Ariary. Cours de plongée et baptême.
| De nombreux prestataires organisent à bord de pirogues à voiles ou coques plastiques des sorties à la journée ou des croisières avec bivouac sur de petites îles paradisiaques. Les excursions marines permettent de découvrir les criques les plus sauvages de la baie ou, juste en sortant de la grande passe, la célèbre mer d’émeraude : site idéal pour la pratique du snorkelling (plusieurs prestataires incluent le prêt de matériel dans leurs excursions). Il existe un bateau à fond de verre pour les observations sous-marines.
Sorties à la journée vers la mer d’émeraude (repas compris) de 40 000 Ariary à 200 000 Ariary/personne selon le type de bateau. 2 jours à la mer d’émeraude avec confortable bivouac (pêche, kite surf…) 380 000 Ariary/personne. |
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Pêche sportive
| Sports nautiques |
La baie et ses alentours offrent des eaux parmi les plus poissonneuses du monde. La pêche peut se pratiquer à bord d’embarcations en bois (certains atteignent les 8 mètres) ou de puissants bateaux. Traîne côtière (carnassiers …), pêche au popper (carangues, thazards, coryphènes… ), palangrotte et jig (mérous, thons…). Toutes les pêches sont pratiquées et encadrées par des professionnels passionnés. La pêche se pratique dans la baie ou le canal du Mozambique (2h de 4x4 – hébergements sur place). Les semaines autour du mois d’août sont les plus ventées. Les prestataires de Diego Suarez sont réputés offrir parmi les meilleurs rapports qualité des prestations/prix.
La journée de pêche à partir de 170 000 Ariary (repas compris). 2 jours de pêches avec bivouac (tout compris) 297 000 Ariary (base 4 personnes).
| En dehors de la voile, du kayak de mer ou de raids en jetski, il est possible de pratiquer à Diego Suarez, grâce au Varatraza qui souffle 6 à 8 mois par an, des sports nautiques tels le windsurf et le kitesurf. La baie des Sakalava est un idéal spot de renommée mondiale (à 45mn de Diego) où l’on trouve un « Procenter starboard/ Airush ». Stages d’initiations aux normes IKO (International Kiteboard Organisation) avec moniteurs diplômés FFV (Fédération Française de voile). Location windsurf / kitesurf 340 000 Ariary (base 3 personnes). Stage : 780 000 Ariary (5 séances) comprenant moniteur et équipements complets : casques, gilets, harnais et assurance casse.
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Escalade |
Le potentiel grimpant de la baie est impressionnant. 350 voies sont déjà équipées sur spits de 10 ou 12 inox de une à trois longueurs. Les équipements, aux normes européennes, ont été disposés selon une optique moderne et espacés de 2 à 2,50m avec la totalité des relais sur chaîne et sur trois sites : à 10mn du centre ville, la Montagne des Français offre une barre calcaire de 60 à 150m où 180 voies diversifiées sont tracées (gros devers à bacs, murs à colonnes…). Le camp des perroquets se trouve également à la Montagne des Français. L’archipel de Nosy Hara à une demi-journée de Diego (4x4 puis bateau) est également un site remarquable.
Exemple de prix : 80 000 Ar/ jour et par personne (pension complète –hébergement sous tente confortable). |
VTT, motos et quads |
Randonnées pédestres |
Différents prestataires louent VTT, motos et quads. En VTT, les principaux circuits sont le tour de ville (½ journée), la Montagne des Français (30km avec quelques difficultés techniques), le Cap Diego (40km – 1 journée) ou la baie du courrier (70km – 2 journées). La descente de Joffreville peut s’effectuer en 1 journée par une piste technique.
Plusieurs sorties ou véritables raids peuvent être organisés autour de la baie notamment en quad, moyen exceptionnel afin de découvrir les recoins les plus sauvages et préservés de la baie.
En ½ journée ou 1 journée : découverte des 3 baies (baie des dunes, baie des pigeons, baie des sakalava) : 270 000 Ariary par pilote (quads, équipement, guide, déjeuner…). Raid de 2 journées jusqu’à la mer d’émeraude par le cap Diego avec nuitée en hôtel très confortable (700 000 Ariary par pilote tout compris). |
De l’excursion d’½ journée sur les versants de la Montagne des Français et ses baobabs (vue magnifique sur la baie et le pain de sucre) à des trekks de plusieurs jours, différents prestataires mettent à disposition guides et logistique appropriée. Les randonnées ou trekks vers Windsor Castle permettent de découvrir du haut de ce promontoire de 393 mètres une vue panoramique sur toute la région.
Le massif volcanique du Parc National de la Montagne d’Ambre à 700 mètres d’altitude (36km de Diego
30 000 Ariary en taxi) présente de nombreux circuits qui permettent de découvrir une faune (lémuriens, caméléons, oiseaux…), une flore (fougères, essences rares, orchidées…) et des paysages (cascades…) extrêmement diversifiés. Ce Parc est géré par les PNM-ANGAP qui mettent à disposition des guides (environ 25 000 Ariary par jour / circuit moyen). Droit d’entrée : 25 000 Ariary (dégressif si plusieurs jours). Aire de camping, gîte avec cuisine.
Contact: PNM ANGAP -- Diégo Suarez
Tél. (261 20) 82 213 20
angapdie@yahoo.fr |
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Magazine No 01 - Janvier 2008 |
Toamasina s’ouvre au tourisme |
Située sur la verdoyante côte Est à 360km par la RN 2 de la capitale (6 heures de route), la deuxième agglomération malgache abrite le plus grand port de l’île par lequel transitent l’essentiel des marchandises. Bénéficiant d’un climat tropical chaud et humide, tempéré par les alizées, Toamasina est le point de départ de nombreuses excursions qui peuvent s’effectuer en une journée et qui méritent de prolonger un séjour dans cette ville animée, véritable carrefour culturel. |
La Palmeraie de l’Ivondro |
Toamasina ville |
A 21km de Toamasina sur la RN 2, les 3000 ha plantés, depuis 1966, de palmiers à huile constituent une très intéressante visite d’1/2 journée qui offre de superbes vues sur la mer. Le circuit « palmier à huile » suit l’itinéraire technique de fabrication d’huile de palme. Le circuit « senteurs » permet de découvrir de nombreuses essences telles l’Ylang Ylang, le Niaouli, le Ravintsara…sans oublier la vanille. Des associations de femmes assurent les démonstrations de fabrications artisanales en fibres végétales. Possibilité de déguster et d’acheter les produits du terroir. Réservation 72h à l’avance (y compris pour les visites). Possibilité de se restaurer aux abords de la plantation.
Pour tous renseignements
Tél. : (261 – 20) 53 315 79
(261 – 32) 11 566 31
fortin.chan@moov.mg |
Plusieurs circuits permettent de découvrir une ville chargée d’histoire qui conserve un beau patrimoine architectural. Les amis du patrimoine de Madagascar ont édité de petits livrets qui décrivent des circuits (disponibles à l’Office Régional du Tourisme).
Au moins ½ journée doit être consacrée à la découverte de la fameuse place Bien Aimée et ses imposants ficus religiosa, du port et son musée (photos et documents anciens ; prix d’entrée 5000 Ariary), du grand marché (artisanat, épices…) où il est possible de se désaltérer de jus frais de noix de coco, de l’avenue de l’indépendance et ses allées de palmiers royaux ou du petit musée betsimisaraka (en face du stade). Flâner dans les rues de Toamasina permet de découvrir de nombreuses cases créoles ou maisons de style colonial. Le boulevard Ratsimilaho longe une immense plage avec vue sur le port.
Contact des associations de guides :
Les TSIMISARAKA
Mme Soraya
Tél. : (261 – 32) 41 097 87
(261 -34) 03 048 46
Association Taratra
Mme Lydia
Tél. : (261 – 32) 40 333 58
Mme Linda
Tél. : (261 – 32) 40 437 71
Les gastronomes trouveront de nombreux restaurants qui mettent en valeur les produits de la mer. A noter que de nombreux établissements préparent de délicieuses soupes chinoises. Le soir, dégustation de brochettes et achards, nems et sambos en plein air sur le front de mer. 40 hôtels de tous niveaux de confort. Les noctambules apprécieront une ville qui vit aussi la nuit :casino, soirées cabaret, night-club… |
Les Pangalanes |
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Une succession ininterrompue de lacs, lagunes, rivières et cours d’eaux qui longent la côte orientale malgache sur plus de 400km (de Toamasina à Mananjary) ont été reliés dès la fin du XIXème siècle par des canaux artificiels. Les Pangalanes offrent, au départ de Toamasina d’exceptionnelles excursions à la découverte d’une végétation luxuriante et d’une population qui s’active tout au long du canal à de nombreuses tâches (pêche, commerce, transport…).
Il est possible en une journée, en partant de la très « haute en couleurs » gare fluviale, de découvrir le canal sur 15 à 20km grâce à plusieurs prestataires spécialisés.
La remontée sur le fleuve Ivondro est recommandée à la découverte de La Palmeraie. Restauration possible au village de Tapakala.
Exemple de prix : 20 000 Ariary/personne (départ 10h/retour 17h) - excursion en pirogue à moteur. |
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Le Parc d’Ivoloina |
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A 12km au Nord de Toamasina, (RN 5), à 4km du port qui enjambe le rivière Ivoloina (compter 40mn du centre ville) les 278 ha du parc zoologique d’Ivoloina se trouvent dans une station forestière. 10 espèces et sous espèces de lémuriens, reptiles et batraciens, de nombreux oiseaux (station d’observation) et 75 espèces de plantes autochtones. Buvette, aire de pique nique et de camping. Plusieurs circuits dont un autour d’un lac et une piste forestière de 4,5km. Promenade en pirogue. Possibilité d’assister à des démonstrations de techniques agricoles (riziculture…). Le Parc est très bien balisé et ne nécessite pas de guides.
Accès en taxi (30 000 Ariary environ), en taxi brousse (1500 Ariary/personne et 4km de marche).
Droit d’entrée adulte : de 10 000 Ariary (étranger non résident) à 400 Ariary pour les nationaux.
Camping, pique nique 4000 Ariary/site.
Tél. du Parc: (261 – 20) 53 931 68
Tél. du bureau à Toamasina : (261 – 20) 53 308 42
mfgmad@moov.mg |
Mahavelona (Foulpointe) |
Mahambo |
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A 60km au Nord de Toamasina par la RN 5 goudronnée le long de laquelle de nombreux arrêts sont conseillés notamment à hauteur du village d’Ambodiatafana. Haltes recommandées également au niveau des stands artisanaux qui jalonnent une route localisée entre la partie Nord des Pangalanes, une lagune et la mer (abondante végétation en particulier d’arbres fruitiers).
Foulpointe, station balnéaire la plus fréquentée de la côte Est (le week-end surtout) offre d’immenses plages. Une barrière de corail garantit des baignades en toute sécurité. Nombreux hôtels et restaurants.
Foulpointe dispose d’un golf. En dehors des loisirs balnéaires (baignades, promenade en pirogue sur le lagon…) une visite au Manda (fort construit au début du XIXème siècle), situé à 5km du centre de Foulpointe, est conseillée ne serait-ce que pour sa vue panoramique.

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A 75km au Nord de Toamasina par la RN 5, Mahambo est un véritable coin de paradis extrêmement préservé. La végétation dense et variée agrémente les immenses plages et criques quasiment vierges. Le spectacle principal est offert par les pêcheurs et les pirogues à voiles, dont les allées et venues rythment les journées. Quelques hôtels et restaurants.
Le loisir principal à Mahambo est le farniente mais les plus sportifs pourront s’initier au surf. |
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