Sifaka

INTRO

 

 

 

EDITORIAL

 

Madagascar dispose d’atouts touristiques majeurs dont, en priorité, ceux ayant trait à sa biodiversité exceptionnelle. La « Grande île » est néanmoins éloignée des principaux marchés émetteurs.

Les réalités économiques sont telles qu’il n’est pas envisageable de proposer de l’accès aérien depuis et vers l’Europe à moins de 1 000 Euros aller/retour en moyenne. Ce tarif propulse la destination parmi les plus onéreuses.

Ainsi nous ciblons des niches de marché composées de touristes prêts à payer cher pour s’immerger, essentiellement, dans une nature que nous devons préserver. Reste la clientèle régionale, en priorité celle des départements français de l’Océan Indien, mais aussi d’Afrique du Sud voire de l’île Maurice. Des offres particulières doivent s’adapter à des demandes spécifiques : vols directs vers des destinations provinciales, tarifs « basse saison »…
La clientèle résidente n’est pas à sousestimer. Les vacanciers remplissent les hôtels de bon nombre de contrées en juillet/août.

Des réservoirs de croissance existent donc bel et bien. A nous de les capter, en nous professionnalisant (développement durable) et en innovant (diversification de l’offre, package« hébergement/activités » …) sans attendre l’arrivée d’hypothétiques compagnies « low cost ».

 

Richard BOHAN
Directeur de Publication

 

 

EditionN20

 

 

Info tourisme N°20 - Mai - Août 2014

LE MOT DU PRESIDENT

Eric Koller

Nombreux sont ceux qui vont découvrir ce 20ème numéro de notre magazine
d’information touristique lors de la troisième édition de l’International
Tourism fair Madagascar. Je souhaite à toux ceux qui seront venus entre le 15
et le 17 mai dans l’enceinte de l’Hôtel Carlton à Antananarivo, et parfois de fort
loin pour rencontrer les professionnels malgaches du tourisme, de tisser des
liens et signer des accords qui vont relancer notre destination.

 

Plus d’une trentaine de Tours Opérateurs nous auront rendu visite à l’occasion de ce salon. La plupart vont découvrir Madagascar à travers les exposants mais aussi lors des éductours qui vont intéresser plusieurs régions.


La relance est le thème de cet ITM 2014. Différents experts dans des domaines spécialisés, telle la restauration, vont intervenir. Dans la suite logique des Assises de la formation qui se sont déroulées il y a un an, le comité de pilotage va être mis en place. Les référentiels CAP existent désormais et le projet de construction d’un hôtel d’application est en excellente voie.

 

International Tourism fair Madagascar est né pendant la crise et a su perdurer durant ces trop longues années. Preuve que le secteur privé, principal garant du retour à la croissance, croit en l’avenir des filières tourisme.

Je tiens à exprimer ici ce que beaucoup d’entre nous ressentent alors que le retour à une certaine normalité constitutionnelle se fait jour : nous accordons toute notre confiance au nouveau chef de l’Etat qui a démontré son attachement au secteur. En participant à notre dernière Assemblée Générale mais aussi, et surtout, en intervenant rapidement et efficacement pour rétablir une totale sécurité à Nosy be. Le Président de la république a annoncé des mesures fortes tels des incitations fiscales ou de nouveaux accords aériens. Il y a urgence mais nous allons pouvoir compter désormais sur les plus hautes autorités de l’Etat.

 

Dans le cadre de ces nouvelles perspectives, l’Office National du Tourisme de Madagascar entend continuer à jouer tous les rôles qui lui sont dévolus et, en premier lieu, celui lié à la promotion de la destination. Vous lirez dans nos colonnes toutes les actions réalisées ces derniers mois. Nous aimerions être plus efficaces et ambitieux mais nous manquons de moyens. L’Etat doit comprendre qu’en aidant l’ONTM à promouvoir notre pays, c’est à la lutte contre la pauvreté qu’il s’attèle. Le tourisme peut être le premier secteur à redémarrer et à créer les quelques premiers milliers d’emplois qui assureront la reprise économique.

 

Malgré le manque de visibilité qui nous pénalise encore quelque peu, je voudrais terminer en rassurant tous les professionnels du tourisme : le capital sympathie dont nous jouissons demeure entier. Peu, très peu, doit être entrepris afin d’en récolter les fruits. Les prochains mois devraient permettre le retour à une fréquentation acceptable. En attendant mieux à l’horizon 2015…

 

Eric KOLLER
Président du CA de l’ONTM